Séquelles invisibles du traumatisme crânien


Cette page a été rédigée pour aider les familles de traumatisés crâniens à mieux comprendre les troubles neuro- psychologiques qui peuvent modifier de façon plus ou moins importante le comportement de leur blessé. Ils concernent surtout les TC sévères et certains TC modérés ou légers chez lesquels ils se présentent alors sous une forme atténuée mais assez caractéristique.

Les séquelles “invisibles ” du traumatisme crânien correspondent aux séquelles neuropsychologiques dites encore “cognitives” ; elles se manifestent par un ensemble de troubles qui peuvent ne pas apparaître évidents au premier abord.

Ces séquelles, très déroutantes pour l’entourage ne correspondent pas à des troubles psychiques (même si certains peuvent s’y trouver intriqués) mais à d’authentiques lésions cérébrales causées par le traumatisme.

Plus évidentes et plus graves dans les TC sévères, elles peuvent se révéler parfois à la suite d’un TC modéré, voire léger (cf. syndrome postcommotionnel du TCL) et handicaper plus ou moins sérieusement la vie sociale et professionnelle de certains d’entre eux.

La prédominance de l’atteinte des lobes frontaux dans le TC explique en partie la relative spécificité de ces séquelles ;

 

Plan :

L’atteinte de la mémoire est le handicap le plus fréquemment rencontré

  • la mémoire de travail est la plus fragile ; mémoire immédiate et de “stockage” limité dans le temps, elle permet de retenir les informations nécessaires à la réalisation d’une tache quelconque, manuelle ou intellectuelle ; sa défaillance peut être particulièrement handicapante au moment du retour dans la vie professionnelle .
  • la mémoire épisodique est la mémoire des événements de la vie : des plus lointains aux plus récents (mémoire autobiographique) ; dans le TC l’atteinte concerne surtout les événements qui se sont produits après l’accident (mémoire antérograde) par rapport à ceux d’avant l’accident, souvent préservés (mémoire rétrograde) ; lorsque l’atteinte est sévère elle peut causer de perturbations importantes dans la vie de tous les jours ( difficulté plus ou moins grande de la reconnaissance des lieux, des trajets etc…).
  • la mémoire sémantique est la mémoire des apprentissages théoriques accumulés au fil du temps grâce à l’éducation, l’enseignement, l’expérience etc… C’est une mémoire assez solide mais elle peut poser un problème d’encodage (acquisition) notamment chez l’enfant traumatisé crânien avec des difficultés à enregistrer de nouvelles notions, en raison de déficits en mémoire de travail et en ressources attentionnelles.
  • la mémoire procédurale est la mémoire des procédures apprises et devenues automatisées; fixée dans des zones profondes du cerveau, elle est le plus souvent préservée dans le TC.

L’ atteinte des processus attentionnels aggrave les troubles de la mémoire et inversement

  • l’attention sélective dirigée sur un seul sujet à la fois peut être perturbée ou empêchée, surtout si elle n’est pas étayée par
  • l’attention soutenue dont l’atteinte est à mettre en partie sur le compte de la fatigabilité quelquefois intense chez certains TC ; ce handicap presque constant dans les atteintes graves du système nerveux central (et à la limite entre atteinte physique et neuropsychologique) peut aussi se rencontrer après un traumatisme cérébral moins sévère.
  • l’attention divisée ou capacité à se concentrer sur plusieurs sujets à la fois, est la plus entravée en raison de l’importance des ressources cognitives impliquées.

L’atteinte des fonctions exécutives

C’est l’atteinte de la capacité à préparer et enchaîner les étapes d’une action pour “exécuter” une tache même relativement simple ; elle constitue souvent un handicap invalidant aussi bien dans la vie sociale que professionnelle. Sont en cause les difficultés à formuler un but et à le planifier, à procéder aux vérifications nécessaires à chaque étape et à persévérer quand cela est nécessaire ; à l’inverse le patient TC est parfois bloqué par des persévérations qui consistent à s’acharner sur des obstacles manifestement insurmontables ; et cela en raison de la perte d’une certaine flexibilité mentale.

Les troubles du comportement

ils sont liés à l’atteinte du cortex pré-frontal qui joue un rôle fondamental dans la répression de nos humeurs et donc dans notre adaptation sociale. Suivant les atteintes corticales concernées il existe deux grandes formes théoriques:

  • la forme apathique dans laquelle le sujet reste prostré, sans projet et dans une indifférence affective plus ou moins totale.
  • la forme désinhibée dans laquelle au contraire il fait preuve d’une grande activité mais désordonnée et improductive ; dans cette dernière on retrouve assez souvent un cortège de troubles associés : familiarité anormale, propos déplacés, irritabilité et impatience, intolérance à la frustration, agressivité quelquefois (mais réactionnelle et non préméditée) .

Les formes pures et complètes sont cependant rares ;d’autant que les deux peuvent parfois s’intriquer suivant le moment.

D’autres troubles du comportement peuvent se mêler aux précédents à des degrés divers comme :

  • une anosognosie : non reconnaissance de ses troubles par le patient
  • une anosodiaphorie : indifférence à ses troubles
  • une alexithymie : impossibilité d’exprimer ses émotions
  • une tendance parfois à la prise de risque inconsidéré et au non respect des règles
  • une baisse de l’empathie pouvant être en rapport avec une difficulté à repérer chez les autres les changements d’expression émotionnelle des visages.

 

L’ensemble de ces troubles prend le nom de troubles cognitifs car ils sont liés à des difficultés de compréhension et d’intégration elles-mêmes secondaires aux lésions cérébrales ; cependant le TC reste le plus souvent conscient -au moins en partie- de ses troubles et en souffre ; c’est ainsi que peuvent se développer des souffrances psychiques : diminution de l’estime de soi et de la confiance en soi; pessimisme, défaitisme; sentiments d’incompréhension entraînant un repli sur soi; sentiments d’échec ; irritabilité et labilité réactionnelles .
Ce qui explique l’évolution possible vers des troubles anxieux et dépressifs qui doivent alors être traités.

Les  troubles de la sexualité

Les troubles sexuels ne font en principe pas partie des classiques séquelles invisibles ; souvent traités à part , il nous a semblé qu’ils pouvaient être évoqués ici tant ils relèvent de ces dernières  et particulièrement des troubles du comportement.

Il est difficile d’établir une vue générale des troubles sexuels chez le traumatisé crânien du fait de tableaux cliniques séquellaires  extrêmement variés et de gravités différentes ; en principe le traumatisme crânien atteint rarement une structure cérébrale particulière responsable d’une atteinte spécifique dans le déroulement de l’acte sexuel comme pourrait le faire une atteinte médullaire par exemple; certes il existe dans le cerveau nombre de structures impliquées dans la sexualité : les lobes frontaux, temporaux, pariétaux, occipitaux et limbiques participent chacun à leur façon à la motivation , au désir , au déroulement et à la satisfaction de l’acte sexuel ; l’hypothalamus est le grand coordonnateur des systèmes végétatifs sympathique et para sympathique qui règlent le fonctionnement “mécanique” de l’érection , de la lubrification vaginale , de l’éjaculation, de l’orgasme et de la détumescence ; néanmoins cette chaîne complexe allant de la stimulation psychique  à l’orgasme ou du moins  à un rapport sexuel satisfaisant pour les deux partenaires ne peut être analysée en terme mécaniste ; et il semble bien qu’en matière de troubles sexuels du traumatisé crânien ce n’est pas vers cette recherche qu’il faille se tourner sauf cas exceptionnels; en effet on peut considérer que dans l’ensemble le traumatisé crânien ne présente pas d’incapacité évidente sur ce plan même si les lésions cérébrales sont en cause ; pour l’instant celles-ci  ne sont pas traitables par une action ponctuelle médicamenteuse ou de rééducation ; il y a cependant quelques exceptions signalées en fin de chapitre.

En réalité les troubles sexuels du TC  sont plaqués  pour les uns sur des déficiences physiques  quelquefois considérables qui rendent l’acte sexuel quasi impossible et pour d’ autres sur des troubles du comportement ,  dans le sens d’une apathie ou à l’inverse d’une désinhibition qui rendent  une relation amoureuse normale difficile ; cependant  certaines de ces situations sont susceptibles d’amélioration et un certain nombre de traumatisés crâniens même graves , mais sans troubles importants du comportement peuvent retrouver une vie sexuelle  satisfaisante.
Des trouble sexuels à type de perte de désir ou d’anhédonie  peuvent se rencontrer dans les suites d’un TC léger; ils ne sont évidemment pas liés à une atteinte organique mais à un choc psychologique plus ou moins suivi d’un état dépressif souvent masqué  contre lequel le psychiatre a toute sa place.

Il faut insister sur la souffrance psychologique de beaucoup de jeunes  ( ou de moins jeunes) traumatisés crâniens dans le domaine de la sexualité quand le désir est présent – et il l’est souvent- et qu’ils ne trouvent pas les moyens de le satisfaire en raison de déficiences multiples et du manque de partenaires ; de nombreux troubles psychologiques se multiplient évoluant entre désir, frustration, manque de confiance en soi , anxiété , sentiment de dévalorisation pouvant conduire à un état dépressif ; tous ces états de dépréciation sont du domaine du psychologue ou du psychiatre qui peuvent rendre un grand service dans ces situations.
Un certain nombre de pays étrangers autorisent le recours à des assistants (es) sexuels , même dans des situations de grande dépendance ; cette assistance est pour l’instant interdite en France.

Quelques troubles sexuels sont améliorables sur un plan médical : ce sont d’abord les cas d’hypopituitarisme dont l’apparition insidieuse peut se manifester après tout TC de gravité moyenne à sévère : ce terme désigne des insuffisances hormonales et notamment  à destinée gonadique par altération fonctionnelle et/ou organique de la glande hypophyse  dont le siège intracrânien favorise l’atteinte au cours d’un TC; un dépistage systématique est préconisé au troisième et douzième mois post-traumatique; il n’est pas toujours fait .
Le deuxième cas est celui de l’effet néfaste de certains médicaments sur le plan sexuel : antiépileptiques et neuroleptiques notamment , anxiolytiques et antidépresseurs plus rarement ; il convient d’en avertir le prescripteur pour juger si un changement ou l’arrêt de tel médicament potentiellement impliqué  est envisageable.

Conclusion

L’intégration de ces troubles et handicaps en proportion variable dans la personnalité du sujet entraîne souvent une modification de son caractère faisant dire “que le blessé n’est plus tout à fait le même ni vraiment un autre ” ; ces changements sont souvent perturbants pour les proches.

La prise en charge de ces séquelles invisibles est bien entendu affaire de spécialistes et beaucoup peut être fait pour obtenir des améliorations substantielles ; celles-ci passent essentiellement par des pratiques de rééducation et de palliation (quand la rééducation est insuffisante ) ; une prise en charge psychiatrique est assez rarement indiquée, mais elle peut s’avérer bénéfique quand les troubles psychiques sont importants et surtout en cas d’évolution anxieuse ou dépressive.

Enfin lorsqu’un patient porteur de ce type de séquelles revient chez lui après une absence plus ou moins prolongée et même s’il y a eu le plus souvent des expérimentations ponctuelles (WE à domicile par exemple) la famille peut se trouver très déconcertée par les réactions inappropriées du blessé ; celles-ci concernent de nombreux aspects de la vie relationnelle et sont particulièrement perturbantes dans la vie de couple (relation avec les enfants , sexualité etc…); c’est la raison pour laquelle a été instituée au sein du CHU de Bordeaux (service de médecine physique et réadaptation de l’hôpital Pellegrin) une consultation spécialisée intitulée “consultation handicap et famille” par le Dr JM Destaillats et le Pr JM Mazaux dont on ne saurait trop conseiller aux familles concernées de se rapprocher.

 

Date de la dernière modification : 20 décembre 2019

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63 réflexions sur « Séquelles invisibles du traumatisme crânien »

  1. Bonjour, ma soeur aînée a eu un traumatisme crânien il y a plus de 30 ans lors d’un accident de vélo. En licence, elle n’a pas pu terminer son année d’études. Très violents maux de tête.
    Ma mère (malheureusement décédée) m’a toujours dit que le comportement de ma soeur avait bcp changé : irritabilité, agressivité. ..J’avais constaté l’impossibilité d’échanger avec cette soeur autoritaire et devenue nerveuse, colérique et méchante. Lorsquelle a fait un AVC à 43 ans, notre mére lui a sauvé la vie en appelant les secours. Sa mémoire a été touchée. Fin 2018, cette soeur, aigrie et toxique a fait un faux témoignage pour me nuire. Est-ce possible que ses troubles du comportement résultent de ces 2 accidents ? Merci de votre réponse. Cordialement.

  2. Oui c’est pratiquement certain ; les troubles du comportement après TC grave sont très fréquents et les troubles que vous indiquez assez caractéristiques ; l’AVC n’a pas du arranger les choses mais cet accident est beaucoup moins pourvoyeur de ces troubles que le TC . On ne savait pas tout ça il y a 30 ans ; certaines statistiques actuelles semblent montrer que 50% de personnes incarcérées pour délit grave ont des antécédents de TC….

    1. Bonjour,

      Je suis aussi concerné, avec 2 TC dont 1 EMI, 3 AVC au compteur, plus un cancer. Depuis quelques semaines je suis à nouveau debout, avec une très forte énergie.

      L’on teste depuis 16 mois une solution qui semble efficace sur presque tout ce qui est détaillé ci-dessus. C’est un traitement d’origine militaire US pour retaper les GIs revenus du Golfe, et ça fonctionne très bien. Si vous voulez on en parle…

      1. Très intéressant ;n’hésitez pas à nous faire un résumé ou nous donner l’origine de vos sources
        cordialement
        aftc gironde

        1. Bonjour Madame
          Votre conjoint a donc eu un TC il y a 30 ans; il me faudrait savoir si ce TC avait été authentifié à l’époque de l’accident et si vous avez conservé suffisamment d’éléments permettant de reprendre une procédure judiciaire (ou autres) pour motif d’aggravation ; il est vrai que la notion de risque d’aggravation des séquelles du TC avec l’âge est une notion assez récente mais maintenant tout à fait admise ; d’après ce que je comprends à votre courrier ces troubles ne se manifestent que depuis une dizaine d’années ; ce que vous décrivez est en tout cas typique des séquelles neuropsychologiques du traumatisme crânien et mérite d’être approfondi ; ce n’est cependant pas par une simple réponse à un commentaire que nous pouvons vous aider ; il nous faudrait en premier lieu connaitre votre lieu d’habitation ; car si vous habitez hors Gironde il vaudrait mieux que vous contactiez une AFTC proche de votre lieu d’habitation : vous trouverez sur internet toute la liste des AFTC régionales et/ou départementales ; à vous de choisir celle qui vous est la plus proche et de la joindre par mail avant lui téléphoner pour donner ts les détails de l’histoire du traumatisme de votre conjoint ; si vous ne souhaitez pas passer par une AFTC la deuxième solution est de solliciter votre médecin traitant afin qu’il puisse adresser votre conjoint à un médecin spécialiste de médecine physique et rééducation spécialisé lui-même (j’insiste!)en traumatisme crânien et qui pourra commencer à prendre la mesure du problème ;par contre si vous êtes de notre région envoyez nous directement un mail à l’adresse contact@aftc-gironde.org avec votre numéro de téléphone et les jours et heures où il est possible de vous joindre
          Cordialement

  3. Bonjour
    Voila mon conjoint a ete victime d’un traumatisme crânien avec fracture du rocher il y a 12 Jours.
    Les maux de tête s’attenuent de jour en jour mais par contre l’expression de ses émotions envers moi et le goût sont au stade du néant.
    Il va vers nos enfants mais pas vers moi.
    Nous avons rendez-vous que le 1er août avec neuro et on doit revoir le généraliste ce lundi.
    Il a aussi des trous de mémoire sur des moments par exemple de Janvier et mi-Mai.
    Il se souvient que nous sommes pacsés, il me.dit qu’il m’aime comme avant mais il ne me prend pas dans ses bras etc…
    Est-ce que quelqu’un peut m’éclairer ?
    Merci
    Merci

    1. Tout traumatisme crânien un peu sérieux peut provoquer des troubles du comportement plus ou moins durables ; celui que vous décrivez , ainsi que “ses trous de mémoire” sont sans aucun doute en relation avec ce TC ; cependant celui-ci est très récent et tout cela est sans doute transitoire ; votre consultation auprès du neurologue vous éclairera davantage ; en cas de persistance des troubles les médecins de médecine physique et de rééducation avec spécialisation “cérébrolèsions ” sont sans aucun doute ceux qui ont le plus d’expérience des séquelles invisibles.

      1. Voilà j’ai eu un traumatisme crânien sévère il y a 26 ans avec comme principaux séquelles les troubles de la mémoire , des difficultés à communiquer et à me concentrer, une anxiété importante.
        Il y a 5 ans j’ai fait un burn-out puis l’année qui suit une crise d’épilepsie.
        Depuis j’ai l’impression que ma mémoire se dégrade, comme d’ailleurs mon langage qui devient moins clair pour les autres et que mon anxiété grandit.
        Qu’en pensez-vous ?
        Que dois-je faire pour que l’on reconnaisse l’évolution de mon TC ?
        Merci

        1. Vous êtes loin d’être seul dans cette situation ; et vous avez parfaitement le droit de demander une révision en aggravation ; soit par voie judiciaire si vous avez eu une indemnisation initiale par cette voie ; soit par l’intermédiaire de la MDPH dans le cas contraire ; si vous le souhaitez contactez-nous directement à l’adresse suivante : contact@aftc-gironde.org ; il vaudrait mieux que nous communiquions par téléphone car chaque cas est particulier ; donnez-nous alors sur votre mail un N° de téléphone et des plages horaires et de jours de semaine pour vous joindre

  4. Absolument , comme vous pouvez le lire sur la page “traumatisme crânien léger ” ; en principe cela disparaît avec le temps sans que personne ne sache exactement ce qui en est la cause; des microlésions cérébrales invisibles sur l’imagerie médicale restent une source possible mais sans aucune certitude ; de toute façon elles guériront d’elles-mêmes ;cela fait partie du syndrome commotionnel et il n’y a pas de traitement spécifique ;cependant en cas de persistance gênante au delà de trois mois une consultation médicale auprès d’un spécialiste peut s’avérer salutaire : ces spécialistes sont les médecins de médecine physique et rééducation (MPR); si vous le souhaitez nous pouvons vous renseigner : donnez-nous un N° de téléphone où vous joindre et un créneau horaire possible en écrivant à l’adresse mail suivante : contact@aftc-gironde.org

  5. Bonsoir
    Mon frère a eu un traumatisme crânien il y a un an suite à un choc violent sur la tête , il a perdut connaissance et s’est réveillé à l’hôpital .
    Son comportement nous a interpellé très vite il n’était plus le même.
    Récemment il a fait des crises epilepties .il a un traitement medical et à subit des tests qui sont très insuffisant .une atteintes cognitives importantes.
    Il est en arrêt depuis le mois de juin.
    Que devons nous entreprendre pour l’aider niveau medical et qu’elles démarches administratives cote financiers car il va être en demi salaire .
    Merci pour votre aide
    Corinne

    1. Vos renseignements sont trop fragmentaires pour pouvoir vous répondre utilement ; nous vous conseillons de nous laisser un N°de téléphone et créneaux horaires et jours pour vous joindre en nous transmettant ces informations à l’adresse mail suivante : contact@aftc-gironde.org

  6. Mon récent copain a eu un grave traumatisme crânien suite a un accident de voiture.A été 2 semaines dans le coma,,,a du tout réapprendre dans un centre de réhabilitation 1mois. Ça fait 22ans.J arrive dans sa vie ,,,,parfois il est très amoureux,,,,puis peut devenir froid et distant pendant une semaine…Je veux bien comprendre tous ces effets secondaires suite a aussi une médication sévère.Parfois crise d absence momentanée il ne faut pas lui parler ça revient….très grande fatigue en fin de journée et grand besoin de sommeil même 10heures par nuit.J ai besoin de comprendre et si le acupuncture ou autre méthode peut améliorer

    1. Tous ces troubles sont liés clairement à son traumatisme crânien ; seul un médecin spécialisé peut répondre à vos questions :il s’agit des médecins spécialisés en médecine physique et rééducation ayant de plus une orientation sur le traumatisme crânien ; vous devriez pouvoir trouver avec l’aide de votre médecin traitant

  7. Bonjour, et merci pour cet article; j’aimerais pouvoir parler d’un cas personnel. Cela fait plusieurs années que je m’interrogeais sur certains troubles que je vis au quotidien: Troubles de l’attention et de la mémoire immédiate: on m’explique une chose, et je l’oublie instantanément, donnant souvent l’impression de ne pas être attentive à ce que l’on me dit. Douleurs aigües dans la tête, survenant à divers moments sans raisons. Angoisses très fréquentes, irritabilité anormale, je ne supporte ni le bruit ni les chahuts. Tendance à être ”dans ma bulle”, comme une sorte d’autisme, à stresser voire paniquer (avec palpitations cardiaques), dès que trop d’informations se bousculent autour de moi; tout ce qui touche, de près ou de loin, à l’organisation, la planification, m’est très pénible, voire insupportable, comme si mon cerveau ne ”répondait pas”, était incapable de ce genre de tâches. Enfin, je peine à communiquer; dès qu’il s’agit de parler vite, je bloque et angoisse. Il m’arrivais souvent de penser que mon cerveau fonctionnait mal, de ”sentir” que j’avais vécu un traumatisme lointain dans la petite enfance (j’ai 32 ans), mais sans avoir de souvenirs précis. Aussitôt que je me penchais sur la question, (en essayant de me souvenir de quelque chose), j’étais mal à l’aise, et prise d’angoisses… jusqu’à récemment, où lors d’un repas de famille, nous avons évoqué par hasard un accident vécu vers l’âge de trois ans, où j’ai eu la tête violemment cognée contre un sol carrelé. Je n’en ai qu’un souvenir assez vague: je me souviens du choc, et d’avoir crié très fort, puis trou noir. J’ai en outre le souvenir d’avoir vomi un moment après (peut-être une heure ou deux). Une personne de ma famille m’a alors affirmé que j’avais saigné de l’oreille, mais que l’on ne m’avait pas emmenée chez le médecin. On m’avait juste mis de la glace à l’endroit où je m’étais cognée. Se peut-il que mes troubles soient les conséquences de cet accident? Si oui, est-il pertinent de consulter un médecin si longtemps après, ou faut-il juste (comme je le fais déjà), se contenter de vivre avec les séquelles? Merci d’avance.

    1. Il est très difficile de répondre à votre question ; le fait d’avoir perdu connaissance et saigné d’une oreille est en faveur d’un TC modéré qui peut effectivement avoir laissé un certain nombre de difficultés comme celles que vous évoquez ; il peut en effet y avoir eu des lésions cérébrales dont les manifestations n’apparaissent qu’au moment où le cerveau est davantage sollicité (examens , travail professionnel , ou à domicile ) ; il faudrait qu’un membre de votre famille ayant vécu le traumatisme vous donne des indications précises sur la durée de votre perte de connaissance ; votre état ds les heures et jours suivant l’accident pour essayer de mesurer la gravité de l’ébranlement subi ; la hauteur de la chute etc… Même si tous ces renseignements ne seront sans doute pas faciles à obtenir et sujets à caution après un aussi long délai ; de tte façon si vos troubles sont d’origine traumatique il va être bien difficile de les faire régresser (une hospitalisation à l’époque n’y aurait rien changé) mais ils peuvent peut-être s’améliorer avec une prise en charge en thérapie comportementale par exemple ; il serait peut-être utile que vous passiez un scanner cérébral ; il sera surement normal mais certaines anomalies peuvent persister et rester visibles ; parlez-en à votre médecin qui pourrait vous adresser à un neurologue de son choix avant d’aller plus loin.

  8. Bonjour, merci pour l’article. Mon fils, bientôt 17 ans, est tombé il y a un mois sur la tête, il a eu une bosse, disparue. Depuis, il a des maux de tête, et dit qu’il oublie (cours de maths….), il passe son bac cette année. Dois je m’inquiéter? Quel spécialiste dois consulter?

    1. Vous trouverez une partie de la réponse sur notre site à la page “traumatisme crânien léger” ; les spécialistes de ce problème sont les médecins de médecine physique et rééducation spécialisés dans le traumatisme crânien ; ils ne sont pas très nombreux , nous vous conseillons de passer par votre médecin traitant ; en l’absence de ces spécialistes dans votre région ou de rendez-vous trop lointains un accompagnement par un psychologue est souvent utile.

  9. Bonjour
    Merci pour votre article.
    J’ai eu un petit choc à la tête il y a maintenant 4 ans.
    Perte de mémoire des jours qui ont précédés et suivi ce choc (de 2 à 3 jours)

    Cela fait maintenant plusieurs années que je remarque quelques petits changements dans ma vie j’aimerais savoir si c’est à votre avis lié.

    Mes symptômes : lors de rotation rapide de la tête (gauche à drôite ou étirement en cercle de la nuque) sensation de flou et vertige (beaucoup plus qu’avant)

    Beaucoup de fourmillement dans les mains – jambes

    Légers Vertiges fréquent

    Mal de nuque fréquent

    Accoufen fréquent (possiblement lié à mon métiers – musicien pro)

    Sur le changement de comportement c’est très difficile de se prononcer
    Mais je dirais : se braque facilement sur des reproches
    Du mal à se concentrer (depuis longtemps mais peut être plus maintenant)
    Il m’arrive parfois de m’énerver très fort
    Peut être moins d’empathie qu’avant
    Aime Prise de risque
    Prend beaucoup de chose à la rigolade

    Le portrait tiré comme ca n’est pas terrible mais j’ai vraiment essayé de pointer ce qu’il cloche !
    Que faut t il faire et qui consulter si à votre avis c’est lié ?
    Merci pour votre réponse

    1. vos troubles sont sans doute liés à votre traumatisme crânien ; il vous faudrait consulter un médecin de médecine physique et rééducation spécialisé dans la cérébrolésion ; à défaut un neurologue ; parlez -en à votre médecin traitant

    2. Bonjour,
      J’ai les mêmes symptômes que vous, avez vous consulter un professionnel ? Vous a-il éclairé ?
      Je n’ai appris que tout récemment que tout ce que je vis depuis 6ans maintenant étaient les conséquences d’un traumatisme crânien. J’ai cherché toutes les explications possibles, vu plusieurs psy et autres professionnels de santé, personne n’avait évoqué cette possibilité. Et maintenant c’est une évidence, ça donne un sens à tous ce que j’ai vécu ses dernières années.

  10. Bonjour, j’ai fait un malaise il y a un mois avec perte de connaissance… Du coup, j’ai chuté des toilettes et me suis tapée la tête sur le meuble du lavabo… Perte de connaissance entre 3 et 5 min mais sans lien avec le TC. 7 points de suture sur le front, nausées importantes pendant 2 jours + céphalées. Aujourd’hui, je reste très fatiguée et je n’ai pas retrouver mon dynamisme… J’appréhende mon retour au travail. Je suis infirmière. Cet état de fatigue va t’il s’améliorer ? Est ce que je vais retrouver mon dynamisme… Est ce que je dois envisager un mi temps thérapeutique ?
    Bien cordialement.

    1. Consultez plutôt notre page sur le traumatisme crânien léger qui répondra en partie à vos questions ; en cas de persistance il faut s’adresser à un médecin de médecine physique et rééducation (Médecin MPR) lui-même de préférence spécialisé dans le traumatisme crânien ; mais il faut aussi savoir pourquoi vous avez fait ce malaise avant votre chute ; je pense qu’en tant qu’infirmière vous avez pu déjà régler ce problème ….

  11. Bonsoir merci pour votre article. Il est très difficile de trouver des informations sur l’après trauma. Mon conjoint a eu un TC grave il ya 18 mois. Il a de nbx séquelles invisibles en liens avec son accident. Il éprouve une énorme fatigue, de sévères maux de têtes. Il a une perte d’envies. Il est replié sur lui même. Il fuit la compagnie. Initier une tâche lui demande beaucoup d’efforts et de temps. Suivre plusieurs conversation a la fois lui demande trop de concentration. Il ne ressent plus les émotions. Il n’a plus de goût ni de odorat.. il fait de gros progrès mais depuis son coma il refuse de voir des soignants ( ergo, neuropsy, psy, orthophoniste, kiné..). Comment ses proches peuvent ils l’aider ? Ses séquelles peuvent-ils évoluer ou doit il apprendre a vivre avec? La fatigue et les maux de têtes sont liés et a jamais indiscosciable ? Il refuse tout traitement médicamenteux.

    1. Tout ce que vous évoquez correspond exactement aux séquelles neuro-psychologiques du TC . En lisant les commentaires des autres internautes sur ce sujet vous pouvez voir les réponses que nous recommandons dans ce type de situation et qui commencent par l’avis initial d’un médecin de médecine physique et de rééducation spécialisé dans le TC . Lui seul peut mettre en place un programme adapté de prise en charge par d’autres spécialistes para-médicaux ; par contre ni le psychiatre ni le psychologue ne sont de bons interlocuteurs , du moins dans un premier temps car les troubles relèvent de la neuropsychologie et non de la psychologie pure ; cette dernière pouvant par contre être utile à un accompagnant en souffrance devant les troubles d’un de ses proches (surtout dans la relation entre conjoints) ; le premier pas , devant un patient TC qui ne veut pas entendre parler d’une consultation (ce qui fait partie de ses troubles et non de son mauvais caractère) est d’arriver à lui faire admettre cette première consultation ; le mieux placé est toujours le médecin traitant à condition qu’il soit un peu au courant de cette pathologie , ce qui n’est pas toujours le cas ; mais il peut toujours se renseigner avant d’essayer de convaincre le blessé du bien fondé d’un suivi par des spécialistes ; sinon vous avez aussi la possibilité de vous inscrire tous les deux à la consultation “famille et handicap” du CHU de Bordeaux ; vous trouverez les coordonnées sur notre site ; mais je pense qu’on vous demandera un courrier préalable de votre MT.Enfin pour vous renseigner de façon livresque nous vous conseillons le livre : le TC guide à l’usage des proches de M Leclrecq, Ed Solal ; vous trouverez les ref.exactes sur notre site à”documentations” ; en espérant qu’il est tjrs édité ; sinon vous le trouverez surement sur Amazon

    1. S’il s’agissait d’un TC léger isolé c’est très peu probable ; par contre c’est possible dans les TC graves quand il y a eu des lésions des fibres sensitives conductrices de la douleur; mais c’est un phénomène beaucoup plus fréquent après AVC qu’après TC . Par ailleurs des douleurs neuropathiques peuvent se produire en cas d’atteintes nerveuses périphériques contemporaines du TC; ce dernier peut alors être une cause aggravante des douleurs surtout dans le cadre d’un SPC ( voir l’article TC léger); dans tous les cas les causes exactes des douleurs neuropathiques sont complexes et mêlées entre elles ; nous ne serions trop vous conseiller de consulter dans un service spécialisé “centre douleur” car il y a des possibilités larges de prise en charge.

  12. Bonjour,
    J’ai eu un tc jeudi dernier : malaise suivi d’une chute, ma tête a cogné une caisse en bois, perte de connaissance pendant 15 mn suivie de vomissements, fortes sueuers accompagnées de sensations de froid. J’ai une bosse derrière l’oreille gauche.
    J’ai été aux urgences et j’en suis sortie quelques heures après. À part, une déshydratation, tous les examens sont bons.
    Mon malaise serait dû à une intolérance à la codeine (une seule prise 8 h avant le malaise).
    Depuis je suis extrêmement fatiguée, perte d’appétit, je n’ai pas faim. Si je mange, j’ai des nausées et la diarrhée. J’ai des acouphènes non stop.
    Quel médecin dois-je consulter ? Et où ?
    Mon généraliste me dit que ça va passer avec le temps.
    Merci

    1. Nous n’avons ni le droit ni les compétences pour donner des avis ponctuels sur un cas particulier ; c’est à votre médecin de juger s’il doit ou non vous adresser à un spécialiste ; en son absence et devant une aggravation ou non amélioration de vos symptômes vous avez toujours la possibilité de vous rendre à nouveau aux urgences de votre hôpital.

  13. Bonsoir juste une question trama cranien avec perte de connaissance et fracture vertébrés lombaires suite a un accident de la route cela fait plus de 30 ans j ai toutes les séquelles que je viens de lire sur votre dossier. j aimerai avoir plus de renseignements si cela est possible bien sur.merci par avance pour votre aide.

    1. Je vous conseille d’aller sur notre page documentation ; vous trouverez des titres de livres qui pourraient vous intéresser; ils sont classés par ordre de facilité d’accès selon vos connaissances antérieures sur des sujets médicaux , médico-sociaux etc… .Certains sont épuisés bien que toujours d’actualité ; on peut les trouver sur Amazon.

  14. Bonjours,

    Ma fille a eu 3 traumatismes crânien en fessant une chute du première étage, elle est tombé dans le coma.
    Pour soulager son cerveau les médecin lui on injecté un produit pour la mètre dans un coma plus profond. A son réveille une semaine ou dix jours après elle était paralysée d un côté et n avait pas les idées claire langage incompréhensible… du service réanimation elle est passé au service neurologique. Elle ne tenait même pas assise… n arrivé pas à manger et boire n on plus.
    Après quelques jours elle est transportée à Garches pour une rééducation.
    Elle n’a pas supporté resté enfermé dans cette chambre qu’elle partagé avec 2 autre personne. Du fauteuil roulant elle est passé au béquilles. Elle c est sauvé à plusieurs reprise… bracelet de géolocalisation…. mais comme elle avait 18ans et quelques mois elle a demandé à sortir et être suivie en hôpital de jour.
    Aujourd’hui cela fait 3 ans.
    Elle marche ( en boitant) mange parle…
    Mais elle est impatiente énervé presque méchante… elle travaille mais ne garde jamais son travaille plus de quelque mois… fatigue physique… fatigue neurologique… elle s énerve avec collègue et même avec la direction…
    Elle est comme une cocotte qui est à deux doits d exploser tout le temps…
    Je ne sais pas quoi faire j ai peur pour elle.
    Elle n a jamais fait de demande à la mdph
    Que dois je faire ?
    Elle est insupportable prend tout mal est très agressive dans son intonation .
    Merci

    1. Tout ce que vous racontez est typique des séquelles d’un traumatisme crânien grave ; il est effectivement dommage qu’il n’y ait pas eu de dossier MDPH car elle a surement droit à une indemnisation de ses séquelles en terme d’aides pratiques … et peut -être financières ; mais il n’est pas trop tard pour monter un dossier ; cependant , si vous et votre fille êtes seules pour régler tout ce qu’il y a à faire à la fois administrativement , juridiquement et dans l’accompagnement vous n’y arriveraient pas ; aussi je vous conseille de vous mettre en rapport avec une AFTC (association de familles de traumatisés crânien) de votre région ; vous trouverez facilement l’AFTC la plus proche de chez vous sur internet en tapant AFTC suivi du nom de votre département ; sinon vous pouvez aussi contacter l’UNAFTC (union nationale des AFTC) pour obtenir ce renseignement … ou la notre AFTC Gironde ; mais tout doit commencer par là et il y a sans doute beaucoup de choses à faire pour vous et votre fille.
      Cordialement AFTC Gironde

  15. Mon fils a été victime d’un grave accident il y a 12 ans avec coma 1 mois suivi au CHU de Grenoble, à ce jour il vit seul à Grenoble et nous sommes à 600kms parfois ça va mais régulièrement il nous envoie des mails avec des propos incohérents des choses qui se sont passées et qu’il interprète contre lui dans des proportions absurdes qu’il transforme , il fabule invente , donc il ne veut plus nous voir il nous méprise, nous avons rencontré sa psychologue une fois ensemble consultation difficile avec lui, je lui ai dit d’aller au centre des traumatisés de Grenoble mais il ne le fait pas , je suis désespérée, que pouvons nous faire, merci de votre aide

    1. Bonjour Madame
      Votre situation est hélas fréquente dans les suites d’un TC . Si votre fils est majeur et sans mesure de protection (tutelle en particulier et encore!) vous n’avez effectivement pas beaucoup de solution mais il est possible que l’AFTC locale puisse vous aider ; en effet chaque AFTC départementale ou régionale a ses contacts personnels et l’AFTC Gironde ne peut guère vous rendre service pour une personne aussi éloignée géographiquement; nous vous conseillons de téléphoner vous-même directement à l’association du lieu d’habitation de votre fils car les messages mails sont tjrs insuffisants pour prendre la mesure exacte de ce type de situation et pour donner des informations pertinentes ; vous êtes d’autant plus légitime à le faire que les AFTC sont avant tout des associations de familles de cérébrolésées et non des patients eux-mêmes ; je vous donne les coordonnées de cette association :aftc.isere@orange.fr et téléphone :06 81 32 49 83 ; ayez de toute façon la certitude que ce type de comportement est en relation complète avec ses séquelles et non avec une mauvaise volonté à votre égard même si cela est souvent très difficile à supporter; faire partie d’un GEM (groupe d’entraide mutuel) de patients cérébrolésés pourrait peut-être l’aider en rencontrant des personnes ayant les mêmes types de séquelles que lui et améliorer son état psychologique ; je crois qu’il y en a un ds le région de Grenoble.C’est une idée entre autres mais il peut y en avoir d’autres en fonction des possibilités locales.
      Cordialement AFTC Gironde

  16. Bonsoir
    J’ai subit deux traumatismes crâniens à deux ans d’intervalles il y a plus de trente ans
    On me dit que j’ai des changements d’humeurs très rapides et qui peuvent faire apparemment peur
    Je suis il est vrai en état de nervosité et d’anxiété quasi permanent
    J’ai des périodes de difficulté à dormir alors que je suis fatigué
    Il y a d’autres effets dont je n’ai pas trop envie de parler ici
    Avec ce que j’ai lu j’ai peut être trouvé l’origine de tout cela
    Comment puis je faire contrôler cela et si l’origine est confirmée est il possible d’y remédier encore?
    J’avoue que je me suis fait peur en lisant les témoignages de certains proches

    1. Vos troubles sont très vraisemblablement liés à vos deux TC ; il vous faudrait dans un premier temps consulter un spécialiste cad un médecin de médecine physique et rééducation spécialisé dans le traumatisme crânien ; ils ne sont pas très nombreux ; parlez-en à votre médecin traitant.

  17. Bonjour, je me permets d’espérer trouver une réponse de votre part .. car personne n’en a pour moi…. TCGrave accidentée sur agen (Glasgow 8 et 3 jours coma artificiel prise en charge a Pellegrin 21oct2013, (avec Fracture plancher orbite, C1, paralysie du nerf III..) Sortie 4 jours après le réveil et aucun suivi , je devais être transférée a Richelieu centre de rééduc La Rochelle mais pas de place, je n’ai eu aucune rééducation, donc livrée a moi meme a mon retour a la maison ,j’ai découvert mes séquelles seule.. je m’en sors pas mal et ait repris quasi toutes mes activités physique, les Professionnelle ont été réduite (cf mémoire/concentration).. Toutes les séquelles présentées ci dessus + qq autres (perte de gout/odorat, etc..) . Mais ce qui me pose question : J’étais migraineuse avant l’accident, aujourd’hui plus jamais de maux de tête.je fais beaucoup de sport, et depuis je n’ai ; plus jamais de courbature, une brûlure au troisième degré avec arrachement de la peau, aucune douleur..j’ai l’impression de ne quasiment plus ressentir les douleurs sourdes . Par ailleurs, plus aucune empathie, j’ai été témoin d’un accident mortel en voiture qui m’a juste fait penser ‘je vais perdre du temps’.. je me fais peur. est-ce explicable ? merci d’avance pour votre retour, car je ne sais pas si c’set juste que je me détache de tout ou si c’est ‘normal….Merci

    1. Bien sur il est dommage que vous n’ayez pas eu de rééducation car cela vous aurait sans-doute aidé à mieux accepter d’éventuelles séquelles neuro-psychologiques dites encore communément invisibles ; le fait que vos migraines aient disparu après ce traumatisme reste en partie inexpliqué mais classique ; par exemple la migraine résiduelle est très fréquente après un traumatisme crânien léger et exceptionnelle après un TC grave (ce qui a été votre cas): cela est contre-intuitif mais pourrait s’expliquer par la disparition (finalement bénéfique)d’émotions nuisibles générées par la pression des aléas de la vie dont vos séquelles vous protègent en quelque sorte ; cette diminution de la sensibilité joue surement sur d’autres douleurs dites fonctionnelles comme vous le remarquez dans d’autres domaines; cependant cette relative perte de sensibilité , très classique dans les traumatismes frontaux (d’où le nom très mal venu car un peu péjoratif de syndrome frontal) entraîne aussi des effets secondaires quelquefois préjudiciables dans la vie en société : manque d’empathie vis à vis des autres ,réaction de colère mal contrôlée , propos blessants etc…La cause pourrait être due à l’altération des “neurones miroirs” qui favorisent l’empathie par une projection immédiate et inconsciente des difficultés des autres sur nous-mêmes ; comme si nous vivions leurs problèmes par procuration ; bien entendu ces explications restent du domaine de l’approximation mais il ne fait nul doute que le manque d’empathie que vous soulevez ne doit absolument pas vous culpabiliser car il est très clairement lié aux lésions cérébrales frontales ; par rapport à l’ensemble des traumatisés crâniens avec ce type de séquelles vous avez la chance (bien que douloureuse sans doute)de vous en rendre compte -ce qui est rarement le cas- cependant cette prise de conscience peut vous aider dans votre comportement social(et ou familial) en faisant comprendre à votre entourage que ce type de réaction est totalement involontaire et ne peut vous être reproché , bien au contraire car vous en êtes la première victime.
      Merci en tout cas pour ces questions très pertinentes qui peuvent aider d’autres TC dans des situations voisine
      Cordialement
      AFTC Gironde

      1. Un grand Merci, Monsieur Pernot; d’avoir pris la peine de cette réponse détaillée et précise, à laquelle comme je vous disais, personne n’avait encore pris le temps ou encore eu l’intérêt de répondre.. Comme vous dites , la différence avec pas mal de cas , est qu’après mes crises de colères ou autres symptômes comportementaux (plus de filtre dans mes paroles..), je m’aperçois de mes actions, réactions en ayant l’impression d’être ‘sortie de moi-même’..et ne pas, plus me reconnaître.. c’est dur de se dire je ne suis plus la même personne , qui est cette folle?… et Non, les extérieurs ne peuvent pas le comprendre et ne l’acceptent pas , puisque, l’accident étant tellement loin, eux, l’ont oublié , et considèrent mon comportement comme ‘normal’, mais ‘anormal’..(suis-je explicite?).. il est loin le temps du ‘la pauvre’… aujourd’hui, je suis seule a vivre avec , et en subir les conséquences, surtout sociales.. la meilleure ‘solution’ , est finalement l’isolement.. car, la personne pour juger, et pas d’effort à faire…après cet accident, je regrette que le seul suivi que j’ai eu, ait été physique, mécanique, (fractures cervicale/ plancher orbite..) et aucun psychique…

        1. Merci de votre réponse mais je pense qu’il ne faut pas que vous restiez seule ; l’isolement n’est pas la bonne solution ; c’est un pis-aller au début mais vous n’êtes pas à l’abri de décompenser des troubles psychologiques sur le long terme si vous vous enfermez sur vous-même ; plus vous êtes lucide sur vos troubles plus ce risque existe ; mes conseils :
          1) surtout ne culpabilisez jamais ; seules les lésions cérébrales provoquées par votre accident sont responsables de ces crises
          2) expliquez aux proches auxquels vous tenez les raisons de ces troubles qui font partie non d’un trouble de la personnalité mais des séquelles cognitives de votre accident ; sachez cependant leurs faire comprendre que vous avez besoin à certains moments de vous isoler et de vous reposer car les séquelles cognitives obligent le reste du cerveau à travailler beaucoup plus que la normale pour compenser: c’est une constante qui persiste très longtemps
          3) voyez un vrai spécialiste du TC; il n’y en pas beaucoup mais habitant La Rochelle vous avez la chance d’avoir les médecins du centre Richelieu qui font surement des consultations externes : les spécialistes sont effectivement les médecins MPR (cad de médecine physique et rééducation ) et non les neurologues et encore moins les psychiatres (sauf en cas de décompensation dépressive) ; ils pourront faire le point sur vos séquelles et éventuellement vous orienter vers un soutien psychologique par le biais d’un psychologue formé à ce type de pathologie.Allez y en prenant RV de la part de votre médecin traitant à qui je vous conseille de vous confier en premier ; sinon de la part de l’AFTC Gironde.
          4) soyez fière de ce que vous arrivez à faire malgré ces séquelles
          5) si vous souhaitez rencontrez d’autres TC ou des familles vous pouvez prendre contact avec l’AFTC Poitou -Charentes qui gère votre région et peut vous rapprocher de personnes ayant des séquelles voisines (car tous les degrés de séquelles se rencontrent ds le TC et certaines ne vous concernent pas)
          Cordialement et bon courage

  18. Bonjour,
    Je suis une femme âgée de 40ans, sans pb médicaux particuliers.
    Il y a 3 semaines j’ai fait une grosse chute et ai tapé mon épaule droite et l’arrière de ma tête.
    Sur le coup grosse douleur à l’épaule, un peu sonnée mais sans perte de connaissance.
    6j plus tard d’énormes douleurs à la tête sont apparues, je me suis présentée aux urgences 1 semaine après la chute et c’est seulement quand la dame du scanner m’a demandé si j’avais fait une chute récente que j’ai fait un lien de cause à effet. Le scanner cerebral ne laissait rien apparaître. Une semaine plus tard mon médecin généraliste m’a fait faire une radio des cervicales qui a montré de l’arthrose sur c4. 5 et c5. 6.
    Elle m’a prescrit doliprane et codoliprane et m’a dit que d’ici 2 semaines ça irait mieux.
    Cette nuit j’ai été victime d’énormes douleurs dans la tête, l’impression d’être pris dans un étau. J’ai appelé le 15 qui m’a dit qu’il s’agissait des conséquences du traumatisme cérébral.
    Je m’interroge sur la durée de ces douleurs ? Cela peut il durer des semaines, des mois ? Une irm est elle indiquée ? Ces douleurs sont elles habituelles ? Faut il attendre ou consulter rapidement un spécialiste ? Est ce normal à 3 semaines d’avoir ces douleurs persistantes ?
    En précision, j’ai l’impression que la minerve mousse cervicales me soulage même si cela crée des douleurs musculaires.
    Merci pour vos informations

    1. Vous trouverez un certain nombre de renseignements utiles sur notre site à la rubrique “traumatisme crânien léger” ; en effet celui-ci peut être à l’origine de céphalées persistantes disparaissant dans la plupart des cas dans les trois premiers mois ; cependant un traumatisme cervical peut être aussi en cause même si les radiographies sont normales ; des entorses ligamentaires sont qqfois plus douloureuses que des fractures ; l’amélioration obtenue par le port de la minerve va un peu ds ce sens ; mais effectivement votre traumatisme crânien léger si il a bien eu lieu (vous parlez d’une obnubilation passagère) peut aussi en être le responsable ; il n’y a pas beaucoup de choses à faire si ce n’est d’attendre patiemment une guérison spontanée; si celle-ci tarde trop à venir ou si vous êtes inquiète le meilleur spécialiste à consulter est un médecin de médecine physique et rééducation ; votre médecin traitant pourra vous conseiller ; sinon vous trouverez surement un service près de chez vous en cherchant sur internet ; faites-vous faire un courrier à lui apporter par votre médecin traitant s’il en est d’accord ; c’est toujours mieux.
      cordialement

  19. Bonjour

    Mon copain a eu un traumatisme crânien grave (chute de 3 étages) fin juin 2019. Aujourd’hui il est toujours en centre de rééducation, il peut parler assez correctement, réfléchir logiquement, avoir de l’émotion et rire aux blagues. Il n’a pas de troubles moteurs ni de troubles spatio temporels et il n’a pas de manque d’intérêt envers la vie. Il a quelques troubles de la mémoire concernant son passé mais quelques souvenirs lui sont restés et il n’a pas de troubles de la mémoire immédiate. Ça lui arrive de faire des crises d’angoisses.

    Les médecins disent qu’il a fait d’immenses progrès mais souhaitent le garder encore un peu.

    Ma question est : Est ce qu’on peut ne plus avoir de séquelles (ou des séquelles minimes) après avoir subi un traumatisme crânien grave ?

    Merci beaucoup

    1. Donc si je comprends bien ça fait juste 9 mois; ce qui trop précoce pour apprécier des séquelles définitives; il faut un minimum de 2 ans pour se faire une idée de celles-ci encore que certaines peuvent s’améliorer encore plusieurs années durant; l’état que vous me décrivez est assez satisfaisant pour un traumatisé crânien grave à ce stade d’évolution mais chaque cas est tellement particulier qu’il est toujours hasardeux de se prononcer ; en tout cas plus il prendra sa rééducation au sérieux plus il progressera ; surtout s’il est accompagné par un ami qui sait le stimuler et surtout l’encourager qd il passe des moments de doute ou d’abattement .
      cordialement

  20. Bonjour,
    J’ai eu un accident de voiture en 2002 j’avais 16ans, j’ai eu un décollement du front avec traumatisme crânien, plaies aux visages, fémur droit cassé, scaphoide droit cassé.
    Souvent je me rapprocher de mon médecin traitant pour lui informer que j’avais tête lourde, migraine j’en pleurer du coup il me donner des cacher pour l’anxiété stress.. Je vais au moins 8 fois par an chez l’ostéopathe souvent mon corps est bloqué du côté droit. Là aujourd’hui je vous écris car en me réveillant j’ai encore la tête très lourde, le crâne très sensible au touché je suis épuisé impossible de me détendre de faire quoi que se soit chez moi, incapable de faire des sortir je me sens mal à l’aise. Je souhaiterais être suivis au chu de pellegrin, du moins avoir un contrôle depuis mon accident mais avec quelle service. Au moins que je puisse avoir le bon renseignement auprès de mon médecin traitant pour éviter de me mettre à pleurer. Merci de votre aide.
    Cordialement
    Sandrine

    1. Bonjour
      Si je comprends bien vous avez ou vous aurez cette année 34 ans; vous parlez uniquement de votre mal de tête ; est-ce la seule séquelle de votre accident? Et surtout comment les choses évoluent-elles depuis cet accident ? Avez -vous eu un traumatisme crânien avec une perte de connaissance importante ? Comment êtes-vous suivie actuellement ? Nous avons besoin de beaucoup plus de renseignements pour vous aider : études , famille travail etc … Vous pourriez nous adresser par mail un résumé assez complet de tout ça avant d’aller plus loin ; pour un maximum de confidentialité je vous conseille de nous écrire maintenant à : contact@aftc-gironde.org ; si cela vous parait trop compliqué laissez- nous sur ce mail un numéro de téléphone pour que nous puissions vous appeler et faire le point ; dites nous aussi les heures ou jours où vous êtes le plus disponible vous appeler ; ce que nous ferons le plus vite possible.
      Cordialement
      AFTC Gironde

  21. bonjour,
    mon mari se relève de façon incroyable d’un traumatisme sévére en date du 1è mai dernier (1 mois) oedéme sous dural, autres petits oedemes, plusieurs fractures crânienne , thrombose veineuse, …
    il marche , il parle, il est cohérent !!! seuls quelques troubles de la mémoire immédiate
    il s’agit plus de séquelles invisibles : déprime et surtout troubles du comportement ( je pensais avant caractère difficile !)aujourd’hui c’est puissance 10 comme agavé par le TC ! vis a vis de moi mais aussi et surtout vis à vis de ses enfants (jeunes adultes) vis à vis de personnes proches qu’il ne supporte plus et sur lesquelles il va déversé toute sa colère !
    je ne sais pas vers quel professionnel me tourner, on me dit trop tot pour un bilan neuro psy … mais faut il laisser s’installer des comportements anti sociaux sans rien mettre en place pour déconstruire , sans l’aider et m’aider ?
    merci de votre avis

    1. Bonjour
      c’est effectivement un peu tôt pour savoir si ce comportement persistera ou non ; apparemment votre mari est rapidement rentré à domicile et donc il n’est peut-être même pas ou très brièvement passé par un service de rééducation ; ce n’est d’ailleurs pas obligatoire et le bilan neuropsychologique n’apportera pas grand chose ds l’immédiat ; du moins pour gérer ces troubles du comportement ; s’il est dépressif le recours à un psychiatre peut être utile ; ds ce cas je vous conseille d’en parler d’abord avec votre médecin traitant car “déprime” ne veut pas dire dépression et seule cette dernière doit être traitée ; pour le reste des troubles neuro-psychologiques le meilleur interlocuteur est un médecin de médecine physique et rééducation spécialisé ds le traumatisme crânien , ce qui n’est pas le cas de tous ; si vous habitez la Gironde écrivez-nous sur l’adresse suivante : contact@aftc-gironde.org en rappelant votre courrier pour que nous puissions vous indiquer un professionnel de cette spécialité ; mais ne comptez pas trop sur une amélioration rapide ; en cas de persistance sur le long terme de ses troubles et toujours si vous habitez la région vous trouverez sur notre site internet “aftc gironde” un article concernant le sujet “handicap et famille” qui pourrait vous être utile; mais cela est sans doute encore un peu tôt ; vous pouvez néanmoins prendre un avis en téléphonant à la consultation dont le numero de téléphone se trouve sur le site
      cordialement

  22. Bonjour,
    J’ai eu un accident de vélo il y a 10 mois ; j’ai fait un soleil et ai tapé la tête la première sur le goudron. J’ai eu une fracture postérieure et antérieure du sinus frontal et d’autres fractures ou entorses sans gravité. Je n’ai pas perdu con’aissance. Tous les examens (scanner et irm) n’ont rien détecté. Mais depuis, je suis fatiguée, j’ai encore du mal à me concentrer lors de conversations qui durent ou qui ont lieu avec plusieurs interlocuteurs et surtout j’ai régulièrement l’impression que mes oreilles sont bouchées ou que ma tête est sous pression. J’ai des fourmillements à la surface de la tête déclenchées par les émotions même minimes. Je ne constate plus vraiment d’ameliorations depuis 3mois. Mes questions sont :?combien de temps cela peut il durer ? À quoi peut être due cette sensation d’oreilles bouchées ?(quand j’en ai parlé, je n’ai pas eu le sentiment d’etre Prise au sérieux)

    1. Vous avez très certainement fait un traumatisme crânien léger (TCL) et vous avez probablement un syndrome post-commotionnel (SPC) lui aussi assez léger ; certains peuvent être très invalidants ; on ne connait pas complètement le substratum anatomique de ce syndrome, bien que des examens très spécialisés aient pu montrer des lésions minimes mais bien réelles de certaines zones de la substance blanche du cerveau ; cependant ce syndrome peut survenir également(bien que beaucoup plus rarement) après certains traumatismes non crâniens indiquant par là une sensibilité particulière de certains sujets et la survenue de facteurs psychologiques aggravants ; la durée est extrêmement variable d’un SPC à l’autre mais l’amélioration progressive (quoique fluctuante) reste la règle ; néanmoins une prise en charge médicale peut permettre d’accélérer le rétablissement ; les spécialistes de ces troubles étant les médecins MPR ( cad de médecine physique et rééducation) à condition qu’ils soient spécialisés ds le traumatisme crânien (et ils ne sont pas très nombreux ; donc pb à voir avec votre médecin traitant);ensuite ce médecin spécialiste confie en général les patients qui le souhaitent à des neuro-psychologues ou psychologues au fait de cette pathologie pour un certain nombre de séances rééducatives : attention ces spécialistes para-médicaux ne sont habituellement pas remboursés par la SS) ; pour en savoir plus consultez la rubrique TCL sur notre site internet “AFTC Gironde” ; un conseil important : si vous continuez à faire du vélo portez impérativement un casque : un nouveau TC même léger chez un patient ayant eu un TC antérieur peut donner lieu à des troubles plus importants
      Cordialement
      AFTC Gironde

  23. Bonjour, j’ai eu un traumatisme crânien au travail. La grue m’a percuté la tète. J’étais juste au dessus du bras de la grue et le grutier alors qu’il était en face de moi a descendu le bras de la grue sur moi,c’etait un mardi.
    Sur le moment j’ai senti un douleur mais j’ai pas vomi ,j’ai pas eu de naussées ni perdu connaissance. 10 -15 minutes apres j’ai eu une sensation “bizarre” dans la tète que je saurai pas expliquer mais il se passait quelque chose. ca a dure 10-20 mn et puis rien. j’ai continué le travail et je suis rentré vers 23h. Le soir j’ai appelé le samu et ils m’ont dit qu’il y avait pas besoin de consulter mais qu’il fallait surveiller pendant 48h. c’est ce que j’ai fait.les 3 premiers soirs avais une petite douleur mais je me disais c’est normale. 3 jours apres, le samedi j’ai commencé a avoir une perte légère de sensibilité et des engourdissements sur la partie droite de la tète, sur la bouche, le nez et jusqu’au pied. le soir j’avais mal a la tète surtout en me couchant. Quand je me couchais sur le coté gauche j’avais l’impression que ma partie droite du visage tombais sur le coté gauche. J’ai consulté le dimanche et ils m’ont pas pris trop au serieux et ils m’ont envoyé chez moi avec une ordonnance pour faire un scanner a l’exterrieur. Je suis retourné mardi dans un autre hôpital et la il m’ont pris un peu plus au serieux. Ils m’ont fait la feuille d’accident de travail mais comme le scanner c’etait le lendemain mercredi ils m’ont dit d’attendre les resultats et si jamais ils etaient pas bons, d’aller voir mon medecin traitant.
    ca fait maintenant 1 mois que ces symptomes sont plus ou moins intenses et en plus de ca j’ai mal aux cervicales, et une fatigue un peu anormale. Le scanner n’a rien montré et l’IRM du rachis a juste montré une raideur sagittale(au niveau du cou).
    Je suis allé 3 fois a l’hopital et ils me disent qu’il y a rien sauf que c’est pas vrai. Mon medecin traitant apres lui avoir demandé il m’a prescrit une lettre pour voir un neurologue.

    J’aimerais savoir si quelqu’un se reconnait dans ces symptomes ou si quelqu’un peut me proposer des solutions.

    Merci

    1. Il est très possible que vous ayez eu un traumatisme crânien dit léger ; il n’est pas nécessaire d’avoir une perte de connaissance pour évoquer ce diagnostic ; une simple obnubilation passagère suffit et vous avez peut-être maintenant un état post-commotionnel qui ne devient un véritable syndrome post-commotionnel que s’il devient persistant ; vous trouverez toutes les explications sur notre site internet “AFTC Gironde” à la rubrique “traumatisme crânien léger”; votre médecin a raison de vous demander de consulter un spécialiste ; les plus compétents ds ce domaine sont les médecins de médecine physique et rééducation (MPR) à condition qu’ils soient aussi spécialisés ds le traumatisme crânien ; encore faut-il en trouver près de chez soi , ce qui n’est pas toujours facile mais votre MT pourrait vous orienter ; sachez aussi qu’une prise en charge rééducative peut s’avérer utile comme vous le verrez sur la page recommandée
      cordialement

  24. Bonjour,
    Merci pour votre article vraiment intéressant. J’ai subi un traumatisme crânien sévère en 1981 , j’avais 8 ans. A l’époque, n’ayant pas de ceinture de sécurité à l’arrière de la voiture, la voiture a fait un tonneau et j’ai été éjectée de la voiture par le pare-brise arrière, puis j’ai atterri 5 m plus loin. J’étais 3 jours dans le coma. J’ai fait une hémorragie qui m’a comprimé le nerf optique droit et une semaine plus tard j’ai perdu la vue de cet oeil. Je n’ai jamais reçu aucun suivi sérieux. Je souffre de vertiges, d’insomnies, d’irritabilité, de fatigue chronique, d’arthrose cervicale, perte de mémoire(grosse perte de vocabulaire), je cherche tout le temps mes mots. J’ai tout le temps une pression dans la tête qui m’appuie sur les tempes, et surtout les yeux très très piquants( l’oeil valide surtout) qui me font mal et me brûlent tous les jours. Aucun ophtalmologue ne trouve de solution. Est-il possible que ce problème ophtalmique soit aussi une séquelle du traumatisme crânien ?
    En vous remerciant !

    1. Oui effectivement les séquelles d’un traumatisme crânien sévère (3 jours de coma c’est un critère indiscutable) durent toute la vie après consolidation (estimée à l’âge de 18 ans pour un enfant) ; il est donc plus que probable que vos séquelles soient liées à votre TC . Il est vrai qu’à l’époque de votre accident on ne connaissait pas bien ttes ces séquelles car la plupart des TC sévères ne survivaient pas à l’accident , à l’inverse de maintenant ; au risque de me répéter pour la xième fois je ne saurais trop vous recommander de consulter un médecin de médecine physique et rééducation spécialisé ds le TC; non pas hélas que ces séquelles soient traitables à 40 ans de l’accident ; mais peut-être pourriez vous bénéficier du statut d’adulte handicapé avec les conséquences d’aides possible ; sans doute celà est-il trop tard pour une indemnisation juridique mais tout peut se discuter en cas d’aggravation de vos symptômes ; n’étant pas juriste , même si nous en avons ds notre association je ne sais quoi vous dire sur ce sujet ; si vous habitez en Gironde vous pouvez nous écrire à l’adresse mail suivante : contact@aftc-gironde.org; avant tte chose je vous conseille d’aller sur notre site internet :aftc-gironde.org où vous pourrez trouver nombre d’informations qui pourraient vous intéresser
      Cordialement

  25. Merci infiniment pour votre réponse rapide et vos conseils. J’habite Strasbourg, je vais essayer de trouver un médecin spécialisé TC à Strasbourg et je vais consulter votre site internet. J’ai tellement cherché d’où venait ce mal et ce mal-être. J’ai rencontré différents médecins qui mettaient ces symptômes sur le compte du stress. J’ai même fait 7 ans d’acupuncture toutes les semaines sans aucun résultat positif.
    Personne n’a fait le lien avec mon TC. On me prend plutôt pour une hypocondriaque. En tout cas un grand merci, ça fait du bien de pouvoir enfin comprendre l’origine de cet état.

  26. Bonjour,
    Je suis tombé sur ce site par hasard. À force de chercher ce qu on ne comprend pas soi même.
    Je suis âgé de 54 ans. À l’ âgé de 15 ans, une chute en moto et 10 jours de coma.
    Dans la foulée, j ai fait une potomanie. J ai bu environ 20 litres d eau par jour pendant une durée de quelques semaines avant d être hospitalisé. Cette addiction est passée lentement. Les médecins pensait à un diabète insipide mais sans le trouver.
    Premier symptôme ????
    Les examens médicaux se sont arrêtés là.
    Avant cet accident, j étais très bon élève. Dans les 18/20 de moyenne générale. En quelques mois, j ai tout envoyé ” balader” pour finir avec 1.5 de moyenne en bac C.
    L établissement scolaire à laissé passer des choses inexcusables étant donné mon passé de bonne élève.
    Mon comportement a changé du tout au tout. Minutieux et conscient de l importance des études pour mon avenir avant cet incident, j ai tout lâché pour devenir le ” dandy du j’m en foutisme” d’après des proches. On ne me reconnaissait plus. J étais quelqu un d attentionné, sensible avant.
    Mes parents n ont pas su comment réagir. Ils ont mis ça sur le compte d une crise d ado…
    C est peut être vrai en parti.
    Dans la foulée crise de panique, usage de stupéfiants, prise d anxiolytiques. Je ne me reconnaissais plus parmi tous ces ” gens”…
    Depuis cet époque, je suis constamment sous anxiolytiques à dose relativement très élevé sans que cela atteigne de façon notable mon intellect , ma mémoire et la cognition. Je vis de façon presque normal. Enfin pas de façon handicapante. J ai repris des études à 35 ans pour passer mon bac.
    Je désire avant tout arrêter ces saletés de médicaments. Aucun médecin jusque là n a pu m offrir autre chose que des ordonnances sans m aiguiller sur autre chose. Je viens donc vers vous en espérant que vous puissiez me donner une voie à exploiter.

    1. Il ne fait aucun doute que vos séquelles sont liées à votre traumatisme crânien qui date maintenant de près de 40 ans :à commencer par la poussée de diabète insipide sans doute par atteinte momentanée de votre glande hypophyse dont la situation est à la base du crâne : c’est une complication rare mais classique ds le TC; heureusement pour vous transitoire ; vos défaillances scolaires ainsi que vos troubles du comportement dont vous analysez parfaitement les grands traits en sont évidemment aussi les conséquences; l’usage de stupéfiants n’était pas obligatoire mais vous y êtes tombé en raison des souffrances psychologiques induites certainement par ces lésions cérébrales anciennes : on parle de “nouvelle personnalité ” et votre cas est typique ; que faire maintenant sur un plan pratique? A mon avis consultez d’abord un médecin MPR (médecine physique et rééducation) à condition qu’il soit également spécialisé ds le traumatisme crânien ; pour le trouver passez plutôt par votre médecin traitant que par des recherches en ligne ; puis voir avec lui ce qu’il est possible de faire , non pas pour vous rendre exactement comme avant, mais peut-être vous orienter vers des aides diverses et variées ; éventuellement faire valoir celles que peut donner la MDPH si vous acceptez la notion de reconnaissance de personne handicapée ; il y a bien sur les réparations judiciaires bien plus conséquentes mais pour cela il faudrait que votre accident ait été causé par un tiers et par ailleurs je doute qu’on puisse réouvrir un dossier aussi ancien ; là encore en cas de recherche de conseil d’un avocat ne s’adresser qu’à des avocats spécialisés ds le dommage corporel (c’est un minimum) mais surtout ds le TC . Pour vos pb d’addictions suivez alors les conseils donnés par le médecin MPR ; mais commencez par lui pour refaire l’histoire de vos troubles depuis cet accident ; il y a 40 ans tout cela était très mal connu et le reste pour les non spécialistes malgré d’énormes progrès depuis.
      Cordialement

  27. Bonjour
    Jeune j’ai fait du motocross pendant 10 ans avec 7 tc
    J’ai du mal 20ans après à me souvenir du lycée collège , juste par flash
    L’ensemble des trouble que vous donner sont ma vie maintenant
    Mais c’est surtout une sorte de décalage avec l’autre qui ressort
    Mais en plus j’ai de gros problème de thermorégulation de mon corp
    J’ai froid à 40degres j’ai chaud à -20
    Mais en règle générale j’ai froid
    De plus j’ai souvent une Net douleur au niveau du lobe frontal droit
    Par contre mes capacités de raisonnement sont excellentes et m’ont permis d’avoir un doctorat
    Par contre la communication avec l’autre est devenue un réel défi

    1. Je ne saurais trop vous encourager quand-même à voir (sans urgence)un spécialiste du traumatisme crânien pour essayer de comprendre ces troubles thermiques ; avez-vous eu des lésions hypophysaires ou hypothalamiques au cours d’un de ces accidents qui peuvent coexister avec les autres troubles du TC car ces deux petits organes d’une grande utilité se trouvent à l’intérieur de la boite crânienne ; cela ne changera sans doute pas grand-chose sur le plan thérapeutique mais sait-on jamais ? Au risque de me répéter je réindique que les spécialistes de ces lésions sont d’abord et avant tout les médecins MPR (médecine physique et rééducation) à condition qu’ils soient aussi spécialisés ds le TC.Par ailleurs sachez que les TC répétés sont très nocifs car ils aggravent les conséquences des précédents quelque soit leur ancienneté ; faites bien attention à votre tête maintenant!
      Cordialement

    2. J ai ce même probleme de thermorégulation que j ai oublié de citer.
      Moi aussi accident en entraînement de motocross…
      Bon courage !!!

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