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Aide à la reprise de la conduite

 

Contacter le centre d’aide à la reprise de conduite de la Tour de Gassies : Tel/ 05 56 16 33 33  (le vendredi matin de 9h à 11h en demandant “ergothérapie neuro)
Mail : uca33.gassies@ugecam-aquitaine.cnamts.fr

 

Reprendre la conduite automobile après une cérébrolésion est évidemment le souhait de la majorité des conducteur ; malheureusement cette cérébolésion peut impacter lourdement les capacités de conduite souvent plus encore dans le domaine cognitif et comportemental que dans le domaine physique( ce dernier restant de toute façon le plus facile à évaluer) ; pour une première approche nous ne saurions trop conseiller de consulter la fiche de recommandation de bonne pratique de la “reprise de la conduite automobile après une lésion cérébrale acquise non évolutive” mise en ligne par Comète-France en janvier 2016 : courte, complète et synthétique elle permet de trouver facilement le “créneau” de chaque cérébrolésé quand la lésion est stabilisée.

Par ailleurs chaque patient se trouve dans une situation particulière vis à vis de la conduite automobile : la plupart avaient le permis de conduire au moment de l’accident et souhaitent  bien sûr reconduire;  parmi eux certains ont eu une cérébrolésion  sans responsabilité personnelle, d’autres (parmi les traumatisés crâniens par accident de la voie pubique) ont eu leur responsablité engagée avec des conséquences administratives et/ou judiciaires ;  les plus jeunes cérébrolésés n’avaient pas encore leur permis et souhaiteront le passer à un moment ou un autre ; les plus atteints et les plus âgés ne pourront plus envisager de reconduire ce qui va aggraver leur dépendance. En effet le plus souvent la possibilité de reconduire est un élément important de la réinsertion .

Nous avons souhaité donner des informations assez générales mais pour un public le plus large possible afin que chacun puisse se diriger vers ce qui le concerne le plus particulièrement; c’est pourquoi nous avons divisé cette page en
quatre chapitres :

 Nous n’envisageons que les cas de la conduite des véhicules du groupe léger ; ceux du groupe lourd étant par définition soumis à davantage de contrôles et d’interdictions et le plus souvent  à des bilans de santé réguliers et obligatoires.

ABSENCE DE RESPONSABILITÉ CONDUCTEUR DANS LE HANDICAP

C’est le cas le plus fréquent car il concerne:

  • les traumatisés crâniens  non victimes d’ accident de la circulation
  • ceux liés à un  accident de circulation mais sans responsabilité dans le sinistre
  • tous les autres cas de cérébrolésion acquise.

Il s’agit donc de personnes qui ont conservé leur permis de conduire et qui pourraient estimer en toute logique qu’elles ont le droit de reconduire dès qu’elles se sentent capables de le faire : il s’agit là d’une grosse erreur d’interprétation  car :
Tout cérébrolésé modéré à sévère dont l’accident ne met pas en cause sa responsabilité de conducteur ne doit pas reconduire avant d’avoir repassé une visite de contrôle auprès d’un médecin agréé par la préfecture; en effet la conservation de son permis de conduire n’est pas un élément suffisant pour lui permettre de reconduire: en cas d’accident son assurance considérera qu’il n’est pas assuré, faute de ne pas avoir déclaré son handicap.

Il y a évidemment des degrés à cette règle générale suivant la gravité de la cérébrolésion et c’est ainsi qu’ont été édictées en janvier 2016 un certain nombre de recommandations consultables sur le site suivant de la HAS-Comète France .

Il est indispensable de les lire en détail mais on peut ici en donner les grandes lignes directrices:

En cas de TC léger sans signe clinique inquiétant  il est conseillé de ne pas conduire dans les 24 h suivantes; en cas de signes cognitifs persistants une évaluation des capacités de conduite est nécessaire auprès d’un médecin agréé.

En cas de TC modéré à sévère une évaluation pluriprofessionnelle des capacités de conduite et une consultation auprès d’un médecin agréé sont une obligation réglementaire.

En cas d’AIT ou d’AVC mineur (cad sans prise en charge rééducative après hospitalisation) il est conseillé de respecter un délai minimum de 15 j avant de reconduire, de passer un examen neurologique avec le médecin du parcours de soin et une consultation obligatoire avec un médecin agréé.

En cas d’AVC modéré à sévère :pas de reprise de la conduite avant un délai minimum de 1 mois; évaluation pluriprofessionnelle des capacités de conduite automobile et obligation réglementaire d’une consultation auprès d’un médecin agréé.

Pour les autres cérébrolésions (mineure, modérée à sévère) faire comme pour les AVC

Au terme de ce bilan l’équipe multidisciplinaire et le médecin doivent une information claire et loyale au patient: dans certains cas il ne pourra pas reconduire (voir plus loin contre-indications absolues à la conduite automobile); dans d’autres la reprise sera possible après des rééducations et réentrainements spécifiques mais sans pouvoir en garantir l’efficacité; quand la reprise est d’emblée possible le patient doit être informé des démarches de régularisation vis à vis de la préfecture et de son assurance ainsi que de la mise en place des aménagements du poste de conduite et des aides mobilisables pour leur mise en œuvre.

La consultation du médecin agréé, ainsi que l’évaluation pluriprofessionnelle ne sont, en principe, pas remboursées  sauf si le taux d’invalidité établi par la MDPH est égal ou supérieur à 50%, si la cause de la cérébrolésion fait intervenir un tiers responsable et dans certaines circonstances par l’assurance complémentaire du patient (assurance civile ou assurance conducteur)… éventuellement demander l’avis de son avocat spécialisé dans la réparation du préjudice corporel.

Retenons également que le médecin traitant ne dispose pas de la possibilité d’interdire de conduire à un patient récalcitrant ; il doit alerter le patient sur les risques et la nécessité de consulter un médecin agréé mais il ne peut l’y obliger car :”tout titulaire d’un permis de conduire est supposé s’assurer lui-même de son aptitude à la conduite en cas de survenue d’un handicap , d’une pathologie ou d’un traitement susceptible d’entraîner un risque au volant”; si cela ne lui a pas été prescrit expressément il doit spontanément contacter un médecin agréé ou la commission médicale des permis de conduire ; le non respect de cette obligation peut mettre en cause sa responsabilité en cas d’accident.

Néanmoins il est des cas où la lucidité du  patient est suffisamment altérée pour qu’une alerte au préfet (seul habilité à ordonner un examen médical d’aptitude) devienne nécessaire ; dans la mesure du possible il est alors souhaitable que le médecin passe par la famille concernée en lui demandant de faire elle-même cette alerte ; sinon il se trouvera dans l’obligation de le faire . Ces cas extrêmes concernent surtout les problèmes de consommation d’alcool et de stupéfiants en plus de la cérébrolésion elle-même ; mais quelquefois aussi certains TC très désinhibés.

Comment trouver un médecin agréé pour le permis de conduire?

Dans  les situations ici signalées,  où la responsabilité du cérébrolésé n’est pas engagée et en particulier quand l’ accident n’est pas en rapport avec un problème de conduite en état d’ivresse ou sous l’emprise de stupéfiants (concernant le cérébrolésé lui-même), la visite se fait auprès d’un médecin agréé ; on en trouve facilement les coordonnées en cliquant sur : visite médicale -permis de conduire ; le médecin agréé ne doit , en aucun cas, être le médecin traitant du patient.

Si les séquelles neurologiques sont complexes ou appartiennent à une liste préétablie la visite doit se faire auprès de la Commission Préfectorale du permis de conduire composée de médecins spécialisés ; demander l’information auprès du médecin agréé.

Les contre-indications absolues à la reprise de la conduite automobile.

Certaines ne sont pas liées à la cérébrolésion comme :

  • L’insuffisance cardiaque majeure
  • La dépendance avérée à l’alcool et/ou aux stupéfiants avec refus de traitement
  • Les pathologies de la somnolence
  • Certaines pathologies psychiatriques majeures
  • Les démences

D’autres, sans être l’apanage des CLA, peuvent en être la conséquence :

  • Les troubles cognitifs majeurs
  • Certains handicaps physiques majeurs d’origine orthopédique et/ou neurologique rendant le poste de conduite inappareillable
  • Les troubles graves de l’équilibre et de la coordination
  • L’épilepsie mal contrôlée chez les patients ne suivant pas correctement leur traitement; par ailleurs la législation impose aux cérébrolésés victimes d’un traumatisme crânien ouvert ou ayant dû subir une crâniotomie d’attendre un délai de 1 an sans crise avant de reconduire
  • Certaines altérations visuelles dont surtout la diplopie (voir double) permanente et non corrigible et les pertes importantes du champ visuel : hémianopsie latérale homonyme, héminégligence persistante (après AVC droit notamment) ; à signaler que la perte d’un œil (cécité unilatérale) n’est pas une contre-indication à la conduite si l’autre œil est parfaitement fonctionnel :cependant un examen ophtalmologique détaillé reste indispensable et si la cécité est récente elle contre-indique la reprise de la conduite pendant un minimum de 6 mois.

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RESPONSABILITÉ CONDUCTEUR RECONNUE

Cette situation est fréquente car beaucoup de TC sont secondaires à des accidents de circulation dans lesquels la responsabilité du traumatisé lui-même est impliqué; dans ces conditions le permis de conduire peut avoir été suspendu ou annulé.

Dans les cas les moins graves il s’agit seulement d’une suspension administrative qui ne peut excéder 6 mois.

Dans les cas plus graves ou si le contrevenant a fait appel de la décision de suspension administrative (et si celle-ci est confirmée) on entre alors dans la suspension judiciaire : c’est le cas notamment si il y a eu  dépassement de 40 km/h de la vitesse autorisée ou si l’alcoolémie était supérieure à 0,80 g/l ; dans ces situations c’est le tribunal qui fixe la durée de la suspension et qui peut selon les cas aménager ou non la peine.

Rappelons que dans ces deux modalités de suspension (administrative ou judiciaire) le conducteur ne pourra pas récupérer son permis avant d’avoir passé une visite médicale auprès d’un médecin agréé ; celle-ci peut impliquer des demandes d’analyse dont les résultats ne sont pas immédiats : il est donc nécessaire de s’en préoccuper avant la fin de la période de suspension.

Dans les cas les plus graves il s’agit de l’annulation judiciaire du permis notamment lorsque l’infraction a entraîné la mort ou des blessures involontaires ou lorsque l’alcoolémie a été détectée égale ou supérieure à 0,80 g /l. Ces cas sont malheureusement assez fréquents dans les TC sévères par accident de circulation. L’annulation judiciaire, comme la suspension, est prononcée pour une durée déterminée pendant laquelle le blessé ne peut ni conduire ni préparer le passage d’un nouveau permis ; celui-ci ne pourra être envisagé qu’à la fin de la période d’annulation et après une visite auprès d’un médecin agréé ; quand l’infraction est en rapport avec une alcoolémie élevée ou quand les séquelles appartiennent à une liste d’affections référencées complexes la visite médicale est confiée à la Commission Préfectorale du Permis de Conduire composée de médecins  spécialisés

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RÉENTRAINEMENT A LA CONDUITE

Au terme de cette visite médicale le médecin agréé ou la Commission donne un avis soit:

  • favorable sans réentrainement particulier
  • d’interdiction définitive
  • d’interdiction temporaire : dans ce cas doit être proposé un programme de réentrainement permettant au patient de retrouver ses capacités de conduite.

 NB: En cas de désaccord , il est possible de solliciter la commission départementale d’appel.

En cas d’autorisation de la reprise de conduire celle-ci peut être donnée pour une durée limitée, au terme de laquelle un nouveau contrôle décidera du maintien ou non de cette autorisation.

En cas d’interdiction temporaire le médecin habilité doit proposer un réentrainement à la conduite ; ce réentrainement à visée des cérébrolésés a été initiée par le Centre de réadaptation de Mulhouse et a essaimé un peu partout en France ; dans la région bordelaise le Centre de La Tour de Gassies propose ce service qui commence par un rendez-vous avec un ergothérapeute pour apprécier la mise en place d’aide à la conduite ou la nécessité d’aménager le poste de conduite ; puis la visite auprès d’un médecin de médecine physique et de rééducation ; un bilan neuropsychologique est souvent utile pour les cérébrolésés ; puis sont réalisés des essais en situation réelle avec un véhicule équipé d’une double commande avec un moniteur d’auto-école spécialisé et un ergothérapeute ; pour plus de détails voir : UCA 33.

Ce réentrainement doit être prescrit par le médecin agréé ou par la Commission ; vous pouvez trouver le plan de préparation à plaquette d’information. comete france.

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PASSER OU REPASSER LE PERMIS APRÈS UNE CLA

La base est évidemment d’avoir obtenu l’avis favorable du médecin agréé ou de la commission préfectorale du permis de conduire après l’évaluation multidisciplinaire et la consultation médicale spécialisée; si cette dernière a conclu à la nécessité d’un réentrainement et d’une nouvelle évaluation à terme,  se rapporter au chapitre précédent ; à signaler que  ces consultations ne sont en général pas remboursées sauf si le cérébrolésé a un handicap évalué à plus de 50 % par la MDPH ; en cas de réparation intégrale obtenue par voie judiciaire les frais engagés seront remboursés par l’assurance adverse.

Il est plus que souhaitable de s’adresser à une auto-école ayant un volet de compétence dans le handicap et des véhicules spécifiques pouvant s’adapter à divers handicaps physiques ; néanmoins aucune ne peut prévoir tous les cas possibles ; dans les cas extrêmes, si les chances d’obtenir le permis sont très élevées et si son obtention  est vraiment prioritaire il peut devenir nécessaire d’adapter un véhicule personnel sur lequel la personne handicapée aura ses leçons de conduite et passera son examen de circulation ; ce véhicule devra bien entendu être également muni de doubles commandes pour le moniteur et l’inspecteur ; c’est dire que les frais à prévoir seront élevés pour l’élève, sauf s’il bénéficie de la réparation intégrale mentionnée ci-dessus.

Pour s’adresser à une auto-école prenant en charge les personnes handicapées cliquer sur liste auto-écoles adaptées.

Il faudra sans-doute prévoir un temps d’apprentissage plus long voire beaucoup plus long quelquefois ; le fait que la commission ait donné un avis favorable pour le réentrainement puis le passage du permis n’est pas un gage absolu de réussite ; néanmoins la motivation en reste un élément majeur ; il faut bien entendu compter sur des frais supplémentaires par rapport à une population non handicapée mais dans certaines conditions une partie de ceux-ci peut être prise en charge par la PCH (voir MDPH) ou en totalité par l’assurance adverse dans la réparation intégrale.

Enfin lors de l’obtention du permis et de la reprise de la conduite il est capital de ne pas oublier de préciser à son assurance les conditions nouvelles de handicap et les éventuels aménagements réalisés sur le véhicule.

 

Télécharger le document “Reprise conduite automobile après Cérébro-lésions acquise janvier 2016“, format pdf… Cliquer ICI

Ce document présente les points essentiels de la recommandation de bonne pratique « Reprise de la conduite automobile après une lésion cérébrale acquise non évolutive »
Ces recommandations et l’argumentaire scientifiques sont consultables dans leur intégralité sur les sites des promoteurs : Comète France, SOFMER, FEDMER, IFSTTAR
Cette recommandation de bonne pratique a reçu le label de la Haute Autorité de santé en janvier 2016

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Date de la dernière modification : 22 février 2019

 

L’UEROS (Unité d’autonomisation sociale) d’Aquitaine

 

Contacter l’UEROS d’Aquitaine : Tel/ 05 57 82 03 19
mail : ueros.pellegrin@chu-bordeaux.fr

 

Instituées en 1996, les Unités d’Évaluation et de Réentrainement Neuropsychologique UEROS, ont une triple mission :

  • la rééducation cognitive
  • l’évaluation et le développement de l’autonomie à la vie sociale
  • l’évaluation et le développement des capacités de travail et la reprise professionnelle des cérébrolésés en échec d’insertion.

 

A Bordeaux l’UEROS Aquitaine est organisée en réseau associant trois structures complémentaires :

  • l’unité d’évaluation des troubles cognitifs (hôpital Tastet -Girard)
  • l’unité d’autonomisation sociale de LADAPT
  • l’unité d’évaluation professionnelle de la Tour de Gassies

L’entrée dans le réseau est décidée par une commission d’admission où sont présents des représentants des trois structures ainsi que de la MDPH ; les patients présentés sont recrutés lors des consultations des médecins du réseau ou par une orientation de la MDPH ; certains patients rééduqués dans les services de rééducation du réseau peuvent être admis directement

L’unité d’évaluation cognitive (CHU)

Est située au SMPR de Tastet-Girard dans l’enceinte de l’hôpital Pellegrin; l’équipe pluridisciplinaire est composée de médecins de médecine physique et de rééducation qui assurent le parcours médical du cérébrolésé, de psychologues et neuropsychologues pour l’évaluation des troubles neuro-psychologiques, d’ergothérapeutes pour apprécier les conséquences des troubles du patient sur les activités de la vie quotidienne et d’orthophonistes pour les séquelles sur langage et les difficultés éventuelles de communication.

L’évaluation se fait de manière collégiale entre les différentes spécialités et en tenant compte des conditions administratives , familiales et socio-économiques du blessé.

L’unité a également un rôle très important de réentrainement des déficiences cognitives, physiques et psychologiques.

Au terme de ce stage un certain nombre de cérébrolésés seront admis dans la suite de la filière, d’autres pourront bénéficier de stages de réentrainement (2 à 3 stages de 4 semaines en petits groupes), d’autres orientés vers un suivi et/ou un réseau de proximité.

 

L’unité d’autonomisation sociale de LADAPT

LADAPT- CMPR Château Rauzé gère 5 lits d’hospitalisation complète et 5 places de jour en appartements thérapeutiques dans le centre-ville de Bordeaux (Bordeaux-Mériadeck) ; les objectifs sont les suivants :

  • évaluer l’aptitude à l’autonomie domestique et sociale des blessés admis dans le circuit UEROS
  • entraîner les patients en situation réelle de vie sociale pour qu’ils acquièrent le maximum d’autonomie et testent leur projet
  • accompagner des patients qui ont des capacités d’autonomie mais aussi des patients dépendants qui refusent une admission en foyer et qui souhaitent s’autonomiser par rapport à leur famille. Ces derniers pourront alors rejoindre les “maisons familiales”.

 

Le SAMSAH créé en 2001 vient compléter le dispositif d’accompagnement en assurant, à la demande des usagers et de leurs familles le suivi et le soutien à domicile, des consultations médico-sociales pluri-disciplinaires ; il coordonne le réseau de réinsertion sociale.

 

L’unité d’évaluation professionnelle de la Tour de Gassies

est composée d’une équipe médicale et paramédicale et d’un pôle de formation professionnelle .L’objectif essentiel vise l’insertion professionnelle soit en aidant la personne handicapée à l’élaboration d’un projet professionnel soit en lui proposant une formation qualifiante lui permettant l’obtention d’un titre professionnel reconnu par le Ministère du travail.

Lorsque la personne est admise au centre elle bénéficie du statut de stagiaire de la formation professionnelle et perçoit à ce titre une rémunération.

L’élaboration du projet ou une formation qualifiante sont précédées d’une période d’évaluation ou de pré-orientation pendant laquelle l’équipe pluridisciplinaire évalue les compétences physiques, cognitives et comportementales ainsi que le niveau de scolarité ou d’expérience professionnelle antérieure; cette période dure de 1 à 3 mois, le plus souvent en hébergement dans le centre; il faut ici insister sur quelques notions psychologiques essentielles( surtout pour les familles de traumatisés crâniens) : ne pas se laisser abuser par le profil hyperactif et désinhibé de certains qui se pensent capable de reprendre sans difficulté leur emploi antérieur, voire d’accéder à un métier plus valorisant ; ou au contraire par le profil apathique et démotivé d’autres qui pousserait la famille à faire un choix à la place du blessé ; donc bien comprendre l’importance du souhait personnel du blessé lui-même à qui les orientations ne doivent en aucun cas être imposées sauf à courir à l’échec ; ces notions un peu contradictoires sont cependant capitales.

Lorsque le projet est confirmé il est possible de commencer le réentrainement qui comprend des ateliers de remise à niveau des connaissances en même temps que la réadaptation à la vie domestique et à l’autonomie sociale (utilisation des transports en commun, voire passage d’aptitude à la conduite automobile) ; enfin les stages en entreprises vont confirmer ou non la validité du projet initial ; pendant cette période la confrontation des approches médicales, familiales et professionnelles est essentielle pour permettre au cérébrolésé, qui doit être associé aux décisions, d’avancer avec le plus de confiance possible vers son projet ; si tout se passe bien les stages en entreprise seront prolongées pour tester les possibilités du blessé à supporter ou non un travail à temps plein.

Par ailleurs le CRP (centre de rééducation professionnelle) de la Tour de Gassies offre la possibilités de formations qualifiantes dans les fonctions d’agent d’entretien, d’agent administratif et de technicien d’assistance en informatique ( voir site CRP Tour de Gassies).

Au cours de ce parcours certains cérébrolésés (et leurs familles) devront convenir que la réinsertion sociale prime sur la réinsertion professionnelle et que cette dernière doit être abandonnée.

D’autres pourront s’engager vers des activités bénévoles dans le milieu associatif.

D’autres vers un travail effectif mais en milieu protégé (ESAT)

D’autres enfin pourront reprendre le travail en milieu ordinaire, soit dans l’activité précédente soit après changement d’orientation, à temps plein ou à temps partiel selon leur degré de fatigabilité.

Le Dr Debelleix, ancien Chef de Service de la Tour de Gassies estimait que d’une manière générale les cérébrolésés rentraient trop tardivement dans les UEROS, alors qu’ils étaient déjà sortis depuis assez longtemps des structures de rééducation et qu’ils avaient passé trop de temps chez eux en inactivité ; il plaidait pour que ces délais soient raccourcis et que le bon moment pour entrer dans la structure soit trouvé entre un trop tôt qui risque de mettre le patient en grande difficulté et un trop tard qui rend quasi-impossible le retour dans le milieu du travail.

Ce problème se présente moins actuellement car les professionnels veillent et l’utilité des UEROS est devenue évidente pour tout le monde ; mais il appartient aux AFTC de renouveler ce message dans les cas où certains cérébrolésés auraient pu échapper à la filière habituelle.


 


Autres UEROS régionales

Si l’UEROS d’Aquitaine ici décrit représente un modèle d’organisation dans notre région, elle n’est pas la seule présente et le choix des cérébrolésés et des familles peut se faire vers d’autres UEROS en fonction des places disponibles ou d’une recherche de proximité ; pour compléter les informations de cette page vous pouvez cliquer sur les liens suivants : UEROS en France et CRP en France.

A noter que la seule structure spécialisée pour les enfants se trouve dans la région parisienne : hôpitaux de St Maurice .94410 St Maurice

 

 

Date de la dernière modification : 22 février 2019

 

Le RATC (Réseau aquitain des traumatisés crâniens)

 

Contacter le RATC : Tel/ 05 56 20 71 65

 

Le Réseau Aquitain de Réinsertion des Traumatisés Crâniens et Cérébrolésés (RATC) a été créé en 2010 pour favoriser les échanges et la coopération entre les divers établissements s’occupant de ces pathologies dans la région d’Aquitaine et les familles concernées ; et cela depuis les soins aigus le plus souvent prodigués au CHU de Bordeaux jusqu’aux structures de réinsertion réparties sur ce territoire.

La présidente du RATC (Dr Edwige Richer) est également vice- présidente de l’AFTC Gironde;les deux associations sont donc complémentaires : l’AFTC Gironde s’occupant prioritairement des familles et des patients du département de la Gironde, le RATC faisant le lien entre blessés, familles et professionnels à l’intérieur des  5 départements suivants : Dordogne,Gironde, Landes, Lot et Garonne, et Pyrénées Atlantiques.

Le RATC organise de nombreuses réunions d’information sur la cérébrolésion dans la région Aquitaine ; ces réunions sont souvent de grande utilité pour aider les familles à mieux comprendre et mieux vivre avec un proche cérébrolésé; elles sont aussi l’occasion de partager entre familles les difficultés du quotidien et les moyens de les résoudre.

Nous ne saurions trop vous conseiller de consulter le site internet du RATC en cliquant ici. Les thèmes, les dates et les lieux des réunions à venir sont indiqués dès la page d’accueil, ainsi que les possibilités de s’y inscrire.

 

Date de la dernière modification : 22 février 2019

 

 

 

 

Le SAMSAH (Service d’accompagnement médico-social pour adultes handicapés)

Contacter le SAMSAH : tel/05 56 56 99 90
mail : rimbaud.aurelie@ladapt.net

Le SAMSAH (Service d’Accompagnement Médico-Social pour Adultes Handicapés),

de l’association LADAPT Nouvelle Aquitaine, est un service d’accompagnement médico-social s’adressant à des personnes cérébro-lésées, et plus particulièrement des traumatisés crâniens à la phase séquellaire (GOS 2-3), consolidés sur le plan médical et inscrits dans une dynamique de projet de vie en milieu ordinaire. Situé au centre de Bordeaux, il est agréé pour 60 places.

Le SAMSAH a pour objet de répondre de façon adaptée aux attentes et besoins des personnes. Il contribue « à la réalisation du projet de vie de personnes adultes handicapées par un accompagnement adapté favorisant le maintien ou la restauration de leur lien familiaux, sociaux, scolaires, universitaires ou professionnels et facilitant leur accès à l’ensemble des services offerts par la collectivité» Décret n°2005-223 du 11 mars 2005.

Les personnes admises devront être majeures et avoir moins de 60 ans à la date de leur admission et résider en Gironde.
Les candidatures sont soumises à une procédure de demande d’admission préalable qui permet d’établir une liste d’attente.
Toute admission est conditionnée par la réception de la décision d’orientation SAMSAH notifiée par la Commission des Droits et de l’Autonomie des Personnes Handicapées de la MDPH (Maison Départementale des Personnes Handicapées).

Le service est financé par l’Agence Régionale de la Santé et le Conseil Départemental. Il n’est demandé aucune participation financière aux personnes.

Pour mener à bien ces missions, dans le respect du projet de vie et des capacités d’autonomie et de vie sociale de chaque usager, le SAMSAH organise et met en œuvre les prestations suivantes :

  • Coordination et accompagnement médical et paramédical en milieu ouvert

  • Évaluation des besoins et des capacités d’autonomie dans l’accomplissement des actes de la vie quotidienne et des activités de la vie domestique et sociale

  • Identification de l’aide à mettre en œuvre et délivrance d’informations et de conseils

  • Suivi et coordination des actions des différents intervenants

  • Soutien des relations avec l’environnement familial et social

  • Appui et accompagnement contribuant à l’insertion sociale, universitaire, professionnelle ou favorisant le maintien de cette insertion

L’accompagnement s’adapte à la demande des personnes, elle peut être régulière ou ponctuelle.

Les prestations sont délivrées au domicile de la personne, sur le service ainsi que dans tous les lieux où s’exercent ses activités sociales, de formation, et ses activités professionnelles en milieu ordinaire ou protégé.

Le SAMSAH est ouvert du lundi au jeudi de 8h30 à 17h et le vendredi de 8h30 à 16h. Il est fermé le week-end et les jours fériés.

Pour tout renseignement vous pouvez contacter le service par téléphone au 05 56 56 99 90 ou par mail samsah33@ladapt.net ou par courrier :

SAMSAH LADAPT
Les Jardins de Gambetta
74 rue Georges Bonnac
Tour 2 – 2ème Étage
33000 Bordeaux

Date de la dernière modification : 23 février 2019