Archives de catégorie : Rééducation

Rééducation dans l’Accident Vasculaire Cérébral

 

La rééducation est la base de la limitation des séquelles induites par un AVC . Il est difficile d’établir des règles définitives car les concepts évoluent et par ailleurs ils peuvent présenter des différences suivant les équipes (et même suivant des pays de niveau sanitaire équivalent, certains axant les efforts sur la précocité et l’intensité de la prise en charge, d’autres étant plus “protecteurs” pour ne pas imposer à des patients déjà très destabilisés par l’accident des contraintes trop importantes); des études américaines récentes semblent cependant en faveur de la première modalité qui parait apporter les meilleurs résultats à long terme sans complications notables.

Devant la multiplicité des situations cliniques nous ne pouvons donner que des idées générales d’ailleurs susceptibles d’évoluer rapidement devant les progrès technologiques qui commencent à modifier en partie les pratiques mais qui demandent beaucoup de recul pour leurs évaluations puisque les résultats ne peuvent pas être connus rapidement.

On peut différencier :

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Rééducation dans le Traumatisme Crânien


Plan :

Introduction

Passée la période de réanimation et d’éveil pendant laquelle une rééducation passive a déjà débuté (lutte contre les attitudes vicieuses , kinésithérapie respiratoire , changement positionnel etc …) la rééducation proprement-dite ne peut vraiment commencer que lorsque le blessé a repris une certaine conscience de lui-même (sauf pour la rééducation de la motricité automatique: cf plus loin).

Dans un premier temps
le blessé va se rendre compte de ses déficiences motrices mais pas de ses déficiences intellectuelles et il accusera facilement l’équipe de la lenteur de sa récupération ce qui peut entraîner des conflits avec les familles.
Si des liens solides ne se sont pas encore établis entre l’équipe et la famille cela peut conduire à des sorties d’institution très défavorables pour le blessé.

Dans un deuxième temps
(rééducation acceptée) le blessé a réalisé la nécessité de cette rééducation mais il surestime souvent ses capacités et accepte mal d’être intégré à un groupe qu’il juge plus atteint que lui (ce qui est bien- sûr n’est pas vrai !)

Dans un troisième temps
(rééducation investie) il a enfin retrouvé des repères fiables et va alors adhérer à son groupe de travail auquel le lie désormais un sentiment d’appartenance, mais aussi parfois de compétition , motivation positive, mais que le rééducateur doit savoir gérer.

Ce qui importe le plus à ce stade c’est de rééduquer, non pas déficit par déficit, mais d’organiser un projet rééducatif qui tienne compte de l’histoire du blessé (ce qu’il faisait avant, ce qu’il souhaitait faire , ses goûts, ses points forts, son milieu familial) ; bref en favorisant une approche globale (dite holistique) plutôt que découpée en déficiences isolées.

L’équipe de Château-Rauzé a fait le choix depuis longtemps d’une prise en charge en groupe pour favoriser la stimulation et la resocialisation des blessés ; les groupes constitués doivent être le plus homogène possible bien que l’hétérogénéité soit la règle dans le traumatisme crânien ; certaines déficiences doivent bien entendu faire l’objet d’une prise en charge individuelle.

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Rééducation des déficiences motrices

Motricité volontaire

a) les paralysies
apparaissent en général après la période de dystonie majeure qui précède ou accompagne l’éveil ; 80% des TC sévères en sont atteints au début sous forme de tri ou tétraparésies qui évoluent vers un syndrome hémiplégique de type pyramidal (v. lexique); 50% des blessés récupèrent en 3 mois ; mais 10% n’évoluent plus après 9 mois et restent peu sensibles à la rééducation.

b) la spasticité
ou hypercontraction durable des muscles parésiés ou paralysés entraîne des attitudes vicieuses avec préférentiellement :

  • triple flexion aux membres supérieurs
  • hyperextension aux membres inférieurs

c) l’ altération des mécanismes de contrôle de la motricité volontaire :

  • dyskinésie (incoordination des mouvements)
  • tremblements complexes intéressant le plus souvent l’hémicorps non déficitaire
  • syndrome parkinsonien

Ces troubles régressent souvent spontanément mais quand ils persistent , ils peuvent être plus invalidants que certaines paralysies.

d) la rééducation de la motricité volontaire fait appel :

  • aux mouvements en piscine
  • aux mouvements induits par des jeux au sol, marche à quatre pattes, marche avec parallèles puis déambulation, marche à cloche pied etc…
  • contre la spasticité des traitements médicamenteux sont le plus souvent nécessaires :
    • baclofène par voie générale quand les symptômes sont légers ;
    • sinon baclofène intra-thécal (cad directement instillé dans le liquide céphalorachidien par un dispositif implanté),
    • éventuellement complété par des injections sélectives de toxine botulique notamment dans les spasticités résiduelles du membre supérieur

Motricité automatique :

La motricité automatique est toujours très altérée dans le TC grave : il s’agit soit d’une déficience des ajustements fins chez les blessés agités, soit d’hypotonie (relâchement musculaire excessif) ou d’hypertonie (contraction excessive) chez les blessés akinétiques (très peu réactifs).
Il faut rééduquer rapidement cette motricité automatique, avant même la participation active et volontaire du blessé en sollicitant de façon prolongée et ordonnée tout la gamme des réflexes et des réponses complexes automatiques ; moyennant quoi la récupération se fait souvent de manière régulière et remarquable.

Les déficiences neuro-orthopédiques :

a) les para-ostéo-arthropathies (v. séquelles physiques du TC): formations osseuses qui se forment à proximité des grosses articulations.
Leur traitement passe au début par la glace, la mobilisation douce et les positions alternées pour éviter les ankyloses ; on peut aussi avoir recours aux anti-inflammatoires et à la radiothérapie ; enfin à l’exérèse chirurgicale mais avec un risque de récidive de 25%.

b) les rétractions musculo-tendineuses , quand elles n’ont pu être prévenues, doivent être traitées chirurgicalement.

En conclusion :

70 % des TC graves retrouveront une autonomie physique

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Rééducation neuro-psychologique

 

Ce n’est donc qu’au stade de la rééducation investie que le blessé commencera à percevoir ses difficultés les plus évidentes (de mémoire et de langage surtout au début). Ce sera moins évident pour les autres difficultés cognitives qui ne se révéleront vraiment qu’à l’occasion d’un certain nombre de tests : Les premiers seront passés au centre de rééducation ; il s’agira d’abord de répondre à des batteries de questions et de réaliser un certain nombre d’exercices permettant au spécialiste (médecin ou neuropsychologue) de relever les points faibles et les points forts du blessé de façon très descriptive ; mais le plus souvent, cette enquête appelée “évaluation neuro-psychologique”, sera complétée par une évaluation “dite écologique”, pour repérer les difficultés du blessé en dehors de l’hôpital : Dans la rue pour retrouver un itinéraire, faire des courses, cuisiner… s’organiser dans son intérieur pour ceux qui s’approchent de la sortie.

La situation sera bien-sûr très différente entre un blessé qui reconnaît parfaitement ses difficultés et est déterminé à y faire face et un autre très anosognosique (ne se rendant pas compte de ses troubles ou y étant indifférent) ; c’est pourquoi cette rééducation neuro-psychologique doit se faire, encore plus que la rééducation physique, dans une approche globale qui tient compte de l’ histoire du blessé et du projet de vie le plus pertinent pour lui.

Les troubles de la mémoire :

Sont de loin les plus constants ( v. séquelles invisibles).
La mémoire la plus atteinte est toujours la mémoire de travail ; elle sera renforcée par des exercices spécifiques qui ne peuvent être décrits ici car ils sont très nombreux ; retenir qu’il faut les associer dès que possible à des mises en application en situation écologique (c’est à dire dans les situations de la vie quotidienne et/ou de la vie professionnelle).

Cependant des troubles résiduels peuvent être irréductibles ; dans ces cas il faudra réadapter (cf plus haut) c’est à dire trouver des moyens de pallier cette mémoire défaillante en général par des carnets aide-mémoire à construire progressivement avec le patient.

Les troubles de l’attention et des fonctions exécutives :

Ne peuvent être séparés en rééducation car ils sont systématiquement liés dans les réalisations de tâches plus ou moins élaborées ; l’attention doit d’abord être éveillée par des tâches connues et routinières, puis en compliquant progressivement, par des problèmes plus complexes (attention divisée par exemple c’est à dire sur 2 sujets à la fois); et en augmentant les durées attentionnelles pour réentraîner l’attention soutenue.

Cette rééducation de l’attention est alors couplée avec la recherche de résolution de problèmes globaux par des supports attrayants et dès que possible par une mise en situation de vie quotidienne.

Les troubles de la métacognition et des cognitions sociales :

La métacognition est la conscience de son état mental mais aussi de celui des autres ; un certain nombre de TC graves ont beaucoup de difficultés à imaginer ce que pense l’interlocuteur (sur sa mimique par exemple) ce qui peut rendre les rapports sociaux difficiles.
Dans ces conditions le deuxième degré ou l’humour sont mal perçus ; mais le problème principal reste l’anosognosie avec surestimation de ses capacités et troubles de l’autocritique ; celle-ci doit être rééduquée en mettant parfois le patient en position de difficulté voire d’échec pour parvenir à lui faire comprendre ses erreurs ; en cas d’échec la rééducation se trouve très empêchée dans tous ses domaines.

Les troubles de la parole du langage et de la communication :

Ne revêtent que rarement la gravité des aphasies des AVC ; il s’agit plutôt de troubles incomplets où l’élocution est ralentie, dysharmonieuse, mal coordonnée, utilisée sur le temps expiratoire et avec déperdition nasale.

La rééducation de ces troubles est le travail essentiel des orthophonistes ; il commence par le langage le plus utilisé antérieurement (professionnel notamment avant de l’étendre au général) ; en fait l’amélioration se produit souvent quand les difficultés initiales de compréhension s’atténuent.

En ce qui concerne les troubles de la communication (voie hachée, hésitante, silences volontaires, logorrhée, excès de familiarité, non respect de l’alternance du temps de parole) ils peuvent être en partie corrigés par des enregistrements vidéo pour faire percevoir les anomalies au patient puis en travaillant d’abord au calme avec un seul interlocuteur, puis avec plusieurs, puis en situation distractible (hall d’hôpital par exemple) ; le travail en groupe avec interactivité est très utile dans cette rééducation.

Les troubles visuels ou de reconnaissances spatiales :

Relèvent de nombreuses méthodes trop nombreuses pour être citées ici.

Les troubles du comportement :

Relèvent d’une approche globale ; mais les thérapies cognitivo-comportementales individuelles sont intéressantes à la phase chronique, les neuroleptiques étant en principe réservés à des troubles aigus.

En conclusion :

Il faut garder en tête que l’approche globale met en avant des procédures centrées sur la personne, ses attentes, ses besoins, ceux de son entourage, plus que sur la résolution des déficits pris individuellement.

L’évolution psycho-dynamique passe par 5 phases qui s’étendent sur 6 mois environ :

  • phase de prise de conscience des déficiences
  • participation active aux conseils médicaux
  • phase de compensation cognitive quand le blessé s’aperçoit que ce qui lui est enseigné est utilisable dans la vie de tous les jours
  • phase d’acceptation de son état différent de l’état d’avant l’accident
  • phase de reconstruction d’identité

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Autres centres

Sont présentés ici une liste d’établissements pouvant prendre en charge la rééducation des patients cérébrolésés pour le département de la Gironde et pour les départements limitrophes dont sont issus un certain nombre de patients hospitalisés dans l’urgence au CHU de Bordeaux.

En effet les familles demandent assez souvent si leur proche cérébrolésé pourrait être placé plus proche de son domicile

Cette liste n’est qu’indicative et il est souhaitable de la vérifier et de prendre des compléments d’information auprès de l’AFTC départementale ou régionale correspondante

Ouverture d’envoi dans votre message avec votre logiciel de messagerie en cliquant sur leurs identités, ci-dessous :



Choix du département (Carte de France > clic sur le département)

Sinon
Charente, Charente-Maritime, Dordogne, Gironde, Landes, Lot et Garonne, Pyrénées Atlantiques


 

16

CHARENTE

 


17

CHARENTE-MARITIME

 


24

DORDOGNE

 


33

GIRONDE

CMPR de Château-Rauzé
33360 Cénac

CMPR de La Tour de Gassies                                                                                           33520 Bruges

SMPR de Tastet- Girard
33076 Bordeaux

SSR Les Grands Chênes
33200 Bordeaux

SSR Xavier-Arnozan
33600 Pessac

SMPR Hôpital de Libourne
33505 Libourne

CSSR Châteauneuf
33850 Léognan

SSR de l’hôpital d’Arcachon
33260 La Teste-de-Buch

 



40

LANDES

 


47

LOT et GARONNE

 


64

PYRÉNÉES ATLANTIQUES

 


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Service de Médecine Physique et de Réadaptation (MPR) de Tastet-Girard

Contacter le service de rééducation du CHU de Bordeaux : passer par le standard CHU / 05 56 79 56 79

 

Le service de médecine physique et de rééducation du CHU de Bordeaux  se trouve à l’hôpital Tastet-Girard dans l’enceinte de l’hôpital Pellegrin.

Il est spécialisé dans la rééducation neurologique des cérébrolésés et des traumatisés médullaires.

 

Il reçoit notamment les transferts provenant des services de réanimation  et de neurochirurgie du Tripode ainsi que des unités neuro-vasculaires après AVC.

Comme dans tous les services de rééducation les places disponibles sont insuffisantes; une sélection par priorité est obligatoire expliquant des délais d’attente de longueur variée dans les services d’aval; d’où l’essor vers de nouvelles voies de rééducation “hors les murs” grâce à la possibilité de télé-rééducation, auto-rééducation guidée et équipe mobile notamment pour les suites d’AVC.

Guide plan :  CHU BORDEAUX hôpital Pellegrin hôpital Tastet-Girard … Cliquez  ICI  (l’hôpital Tastet-Girard est signalé sur la carte à USN)

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L’UEROS (Unité d’autonomisation sociale) d’Aquitaine

 

Contacter l’UEROS d’Aquitaine : Tel/ 05 57 82 03 19
mail : ueros.pellegrin@chu-bordeaux.fr

 

Instituées en 1996, les Unités d’Évaluation et de Réentrainement Neuropsychologique UEROS, ont une triple mission :

  • la rééducation cognitive
  • l’évaluation et le développement de l’autonomie à la vie sociale
  • l’évaluation et le développement des capacités de travail et la reprise professionnelle des cérébrolésés en échec d’insertion.

 

A Bordeaux l’UEROS Aquitaine est organisée en réseau associant trois structures complémentaires :

  • l’unité d’évaluation des troubles cognitifs (hôpital Tastet -Girard)
  • l’unité d’autonomisation sociale de LADAPT
  • l’unité d’évaluation professionnelle de la Tour de Gassies

L’entrée dans le réseau est décidée par une commission d’admission où sont présents des représentants des trois structures ainsi que de la MDPH ; les patients présentés sont recrutés lors des consultations des médecins du réseau ou par une orientation de la MDPH ; certains patients rééduqués dans les services de rééducation du réseau peuvent être admis directement

L’unité d’évaluation cognitive (CHU)

Est située au SMPR de Tastet-Girard dans l’enceinte de l’hôpital Pellegrin; l’équipe pluridisciplinaire est composée de médecins de médecine physique et de rééducation qui assurent le parcours médical du cérébrolésé, de psychologues et neuropsychologues pour l’évaluation des troubles neuro-psychologiques, d’ergothérapeutes pour apprécier les conséquences des troubles du patient sur les activités de la vie quotidienne et d’orthophonistes pour les séquelles sur langage et les difficultés éventuelles de communication.

L’évaluation se fait de manière collégiale entre les différentes spécialités et en tenant compte des conditions administratives , familiales et socio-économiques du blessé.

L’unité a également un rôle très important de réentrainement des déficiences cognitives, physiques et psychologiques.

Au terme de ce stage un certain nombre de cérébrolésés seront admis dans la suite de la filière, d’autres pourront bénéficier de stages de réentrainement (2 à 3 stages de 4 semaines en petits groupes), d’autres orientés vers un suivi et/ou un réseau de proximité.

 

L’unité d’autonomisation sociale de LADAPT

LADAPT- CMPR Château Rauzé gère 5 lits d’hospitalisation complète et 5 places de jour en appartements thérapeutiques dans le centre-ville de Bordeaux (Bordeaux-Mériadeck) ; les objectifs sont les suivants :

  • évaluer l’aptitude à l’autonomie domestique et sociale des blessés admis dans le circuit UEROS
  • entraîner les patients en situation réelle de vie sociale pour qu’ils acquièrent le maximum d’autonomie et testent leur projet
  • accompagner des patients qui ont des capacités d’autonomie mais aussi des patients dépendants qui refusent une admission en foyer et qui souhaitent s’autonomiser par rapport à leur famille. Ces derniers pourront alors rejoindre les “maisons familiales”.

 

Le SAMSAH créé en 2001 vient compléter le dispositif d’accompagnement en assurant, à la demande des usagers et de leurs familles le suivi et le soutien à domicile, des consultations médico-sociales pluri-disciplinaires ; il coordonne le réseau de réinsertion sociale.

 

L’unité d’évaluation professionnelle de la Tour de Gassies

est composée d’une équipe médicale et paramédicale et d’un pôle de formation professionnelle .L’objectif essentiel vise l’insertion professionnelle soit en aidant la personne handicapée à l’élaboration d’un projet professionnel soit en lui proposant une formation qualifiante lui permettant l’obtention d’un titre professionnel reconnu par le Ministère du travail.

Lorsque la personne est admise au centre elle bénéficie du statut de stagiaire de la formation professionnelle et perçoit à ce titre une rémunération.

L’élaboration du projet ou une formation qualifiante sont précédées d’une période d’évaluation ou de pré-orientation pendant laquelle l’équipe pluridisciplinaire évalue les compétences physiques, cognitives et comportementales ainsi que le niveau de scolarité ou d’expérience professionnelle antérieure; cette période dure de 1 à 3 mois, le plus souvent en hébergement dans le centre; il faut ici insister sur quelques notions psychologiques essentielles( surtout pour les familles de traumatisés crâniens) : ne pas se laisser abuser par le profil hyperactif et désinhibé de certains qui se pensent capable de reprendre sans difficulté leur emploi antérieur, voire d’accéder à un métier plus valorisant ; ou au contraire par le profil apathique et démotivé d’autres qui pousserait la famille à faire un choix à la place du blessé ; donc bien comprendre l’importance du souhait personnel du blessé lui-même à qui les orientations ne doivent en aucun cas être imposées sauf à courir à l’échec ; ces notions un peu contradictoires sont cependant capitales.

Lorsque le projet est confirmé il est possible de commencer le réentrainement qui comprend des ateliers de remise à niveau des connaissances en même temps que la réadaptation à la vie domestique et à l’autonomie sociale (utilisation des transports en commun, voire passage d’aptitude à la conduite automobile) ; enfin les stages en entreprises vont confirmer ou non la validité du projet initial ; pendant cette période la confrontation des approches médicales, familiales et professionnelles est essentielle pour permettre au cérébrolésé, qui doit être associé aux décisions, d’avancer avec le plus de confiance possible vers son projet ; si tout se passe bien les stages en entreprise seront prolongées pour tester les possibilités du blessé à supporter ou non un travail à temps plein.

Par ailleurs le CRP (centre de rééducation professionnelle) de la Tour de Gassies offre la possibilités de formations qualifiantes dans les fonctions d’agent d’entretien, d’agent administratif et de technicien d’assistance en informatique ( voir site CRP Tour de Gassies).

Au cours de ce parcours certains cérébrolésés (et leurs familles) devront convenir que la réinsertion sociale prime sur la réinsertion professionnelle et que cette dernière doit être abandonnée.

D’autres pourront s’engager vers des activités bénévoles dans le milieu associatif.

D’autres vers un travail effectif mais en milieu protégé (ESAT)

D’autres enfin pourront reprendre le travail en milieu ordinaire, soit dans l’activité précédente soit après changement d’orientation, à temps plein ou à temps partiel selon leur degré de fatigabilité.

Le Dr Debelleix, ancien Chef de Service de la Tour de Gassies estimait que d’une manière générale les cérébrolésés rentraient trop tardivement dans les UEROS, alors qu’ils étaient déjà sortis depuis assez longtemps des structures de rééducation et qu’ils avaient passé trop de temps chez eux en inactivité ; il plaidait pour que ces délais soient raccourcis et que le bon moment pour entrer dans la structure soit trouvé entre un trop tôt qui risque de mettre le patient en grande difficulté et un trop tard qui rend quasi-impossible le retour dans le milieu du travail.

Ce problème se présente moins actuellement car les professionnels veillent et l’utilité des UEROS est devenue évidente pour tout le monde ; mais il appartient aux AFTC de renouveler ce message dans les cas où certains cérébrolésés auraient pu échapper à la filière habituelle.


 


Autres UEROS régionales

Si l’UEROS d’Aquitaine ici décrit représente un modèle d’organisation dans notre région, elle n’est pas la seule présente et le choix des cérébrolésés et des familles peut se faire vers d’autres UEROS en fonction des places disponibles ou d’une recherche de proximité ; pour compléter les informations de cette page vous pouvez cliquer sur les liens suivants : UEROS en France et CRP en France.

A noter que la seule structure spécialisée pour les enfants se trouve dans la région parisienne : hôpitaux de St Maurice .94410 St Maurice

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La Tour de Gassies

 

Contacter la Tour de Gassies: tel/ 05 56  16 33 33

 

Le Centre de Médecine Physique et de Réadaptation de La Tour de Gassies fait partie du groupe UGECAM (Union pour la Gestion des Etablissements des Caisses d’Assurance Maladie) dont l’expertise est de rééduquer et de réinsérer les personnes atteintes de handicaps ; l’établissement de La Tour de Gassies possède un pôle neurologique et un pôle  de l’appareil locomoteur, l’ensemble étant particulièrement adapté pour prendre en charge les patients cérébrolésés; il dispose de plus d‘un pôle de médecine ambulatoire.

Le pôle neurologie s’occupe des personnes atteintes d’affections du système nerveux central (dont les séquelles d’AVC et de traumas crâniens)  ou périphérique (blessés médullaires).

Le pôle ambulatoire prend en charge également le traitement de la spasticité par la toxine botulinique.

L’établissement très moderne se situe à Bruges (Nord-Ouest de la périphérie de Bordeaux) dans un grand parc arboré, avec une capacité de 160 lits en hospitalisation complète dont 90 chambres particulières et 58 places en hospitalisation à temps partiel.

Pour  plus d’information  voir :

Centre de La Tour de Gassies : Site
Centre de La tour de Gassies : Itinéraire d’accès

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Château-Rauzé

Contacter Château Rauzé :  Tel  05 56 20 71 65

 

Le SSR de LADAPT Château Rauzé est spécialisé depuis son ouverture en 1969 dans la prise en charge des traumatisés crâniens.

Le SSR de LADAPT Château Rauzé est considéré comme le centre de référence régional pour la prise en charge des traumatisés crâniens.

Il accueille aussi des personnes atteintes de lésions cérébrales acquises non traumatiques.

 

L’établissement bénéficie d’un agrément pour 56 lits et places de SSR (orientation neurologique) :

40 lits en hospitalisation complète : 35 lits à Cénac et 5 lits à Bordeaux (au titre des appartements thérapeutiques de l’UEROS Aquitaine):

    • 5 lits à Cénac sont consacrés spécifiquement à la prise en charge des patients en états végétatifs pauci-relationnels.
    • 15 lits sont dédiés au service d’éveil,
    • les autres capacités étant dans les secteurs de rééducation et de réadaptation / réinsertion.

16 places en hospitalisation de jour depuis l’extension de 11 places accordée le 6 mai 2003 (dont 5 places pour l’UEROS).

Ce SSR de LADAPT s’inscrit dans une filière de prise en charge assurant une continuité entre le sanitaire et le médico-social . Cette filière gérée par LADAPT Gironde comprend les appartements thérapeutiques de l’UEROS, un SAMSAH et un ESAT spécialisé.

L’ADAPT Gironde coopère en outre très étroitement avec les autres partenaires associatifs et institutionnels présents sur ce champ: l’AFTC (familles de traumatisés crâniens), le CHU de Bordeaux, le CRP de la Tour de Gassies, le GEM des Neuro-Festifs (association d’usagers).                                                                   

 Site web :
Site de Chateau Rauzé… Cliquer ICI

Téléphone : 05 56 20 71 65

Adresse :
26 avenue du Rauzé 33360  CÉNAC

Situation géographique : Château-Rauzé (Google map)

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Centres de rééducation

 

Les centres (ou services) de rééducation font suite le plus souvent au passage du cérébrolésé en hospitalisation de soins aigus (réanimation, neurochirugie, UNV ) ; mais ces centres peuvent aussi prendre ou reprendre des patients qui étaient sortis de la filière de soins et dont la rééducation s’avère incomplète ou non satisfaisante à domicile ou dans un foyer de vie. Dans de tels cas l’admission dans le centre demande l’avis d’un médecin spécialiste du centre de rééducation concerné (médecin de médecine physique et de rééducation). Il est alors important de demander l’avis et l’appui de son médecin traitant (courrier notamment) pour solliciter un RV avec un de ces spécialistes.

La rééducation des cérébrolésés est une spécialité que tous les services de rééducation ne pratiquent pas ; la neuro-rééducation demande le concours de plusieurs professionnels de la cérébrolésion : neurologues, neuro-psychologues, orthophonistes, ergothérapeutes, kinésithérapeutes, psychomotriciens, etc …
Les centres de rééducation adaptés le précisent en général sur leur site en indiquant : rééducation neurologique. Ces centres ne sont pas si nombreux et les listes d’attente sont souvent assez longues ; par ailleurs ils n’ont pas , malgré l’étiquette “rééducation neurologique”, tous, la même expertise et les centres les plus experts, les plus recherchés, sont ceux pour lesquels la liste d’attente est la plus longue. Pour certains l’accès peut même être inaccessibles car complets ou n’acceptant que certains types de cérébrolésés.

Pour les patients qui sortent d’un service de soins aigus nous conseillons aux familles de faire confiance aux médecins de ces services pour l’orientation vers tel ou tel centre de rééducation : ils connaissent la spécificité de chaque centre et les possibilités de prise en charge du cérébrolésé dont ils se sont occupé.
À l’hôpital Pellegrin un médecin MPR est chargé de consulter les cérébrolésés en soins aigus pour commencer à orienter leur destination de rééducation.
En tant qu’ AFTC Gironde nous sommes souvent sollicités pour savoir ce que nous pensons de tel ou tel centre. On vient aussi nous voir parce que les familles trouvent que les délais sont trop longs entre la fin de prise en charge en aigu et le début de la rééducation et c’est vrai que ces délais sont souvent longs ; mais il n’y a de mauvaise volonté de la part de personne : il n’y a tout simplement pas assez de lits de rééducation en France notamment pour cette pathologie.
Il faut cependant que les familles se rassurent : quand leur blessé se trouve ainsi bloqué dans un service d’amont il n’est pas abandonné et il bénéficie toujours de rééducation quotidienne ; ce peut être le moment pour les familles de faire le point auprès des médecins en charge du patient afin d’ obtenir des informations sur l’orientation qu’ils proposent ; orientation, que nous AFTC Gironde n’avons pas la compétence de donner.

Nous donnons ici la liste des 5 principaux centres de rééducation de la région bordelaise. Une page intitulée ” Autres centres ” indique des centres et services s’occupant de rééducation neurologique dans le département de la Gironde mais aussi dans les départements limitrophes dont sont souvent issus des patients traités en aigu au CHU de Bordeaux et qui pourraient vouloir se rapprocher de leur domicile; Il ne s’agit seulement d’indication (sans doute incomplète) de l’existence de ces centres. Seul le médecin spécialiste en charge du patient peut dire si tel ou tel centre est indiqué pour son cas.
On peut également se renseigner auprès des AFTC départementales ou régionales correspondantes.

CMPR = Centre de médecine physique et de rééducation

SMPR = Service de médecine physique et de rééducation

SSR = Service de soins de suite et de réadaptation

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Dispositifs pour cérébrolésés

GÉNÉRALITÉS

 

On entend par dispositifs pour cérébrolésés l’ensemble des structures mises à la disposition des patients et de leurs familles pour les accompagner depuis la phase d’éveil jusqu’ à la phase de réinsertion et même au delà quand des problèmes tardifs se présentent.

En mettant à part les services de réanimation de neurochirurgie et de neurologie indispensables à la phase aiguë dans les cérébrolésions les plus sévères et qui ont été décrits aux chapitres soins d’urgence et évolution , il s’agit secondairement de porter le patient vers le meilleur possible compte-tenu de la gravité des lésions initiales.

Pour cela le cérébrolésé devra passer par plusieurs étapes dans des structures différentes, chacune ayant sa spécialisation et sa spécificité propres; il faut insister sur le fait que chaque département et/ou région a son organisation un peu particulière même si les grands traits restent très proches sur l’ensemble du territoire; pour ce qui concerne la Gironde la présence d’un CHU à Bordeaux crée des obligations supplémentaires dans la mesure où beaucoup de cérébrolésés des départements voisins y sont soignés à la période aiguë et un certain nombre seront pris en charge secondairement dans ces structures ; de fait le nombre de lits disponibles y est souvent insuffisant et se créent des attentes qui, bien que peu préjudiciables pour les patients qui restent soignés plus longtemps dans les structures d’amont , sont quelquefois éprouvantes pour les familles qui voudraient que “tout aille plus vite”.

Les structures correspondant aux 4 grandes phases évolutives (éveil, rééducation ,réadaptation et réinsertion) sont organisées en Gironde de la façon suivante :

STRUCTURES D’ÉVEIL DE RÉÉDUCATION ET DE RÉADAPTATION

(dits encore services de MPR ou services de médecine physique et de réadaptation et SSR ou soins de suite et de réadaptation)

 

*Une structure unique allant de l’éveil à la réinsertion : c’est la particularité du Centre de Château-Rauzé situé à Cenac prés de Bordeaux ; ce centre est géré par L’ADAPT ou Association pour l’insertion sociale et professionnelle des personnes handicapées (www.ladapt.net); cette structure initialement dédiée aux traumatisés crâniens prend en charge également d’autres cérébrolésions (notamment les AVC) dans la mesure de ses possibilités d’accueil qui ne sont pas inextensibles.

*d’autres services de rééducation accueillent les patients cérébrolésés dans le département mais n’ont pas de services d’éveil: les 3 plus importants sont le SMPR de Tastet-Girard , le SSR de Xavier-Arnozan (tous les deux appartiennent au CHU de Bordeaux) et le SSR des Grands Chênes (Groupe Korian) ; les autres structures de rééducation en Gironde et dans les départements voisins sont indiqués à la page “autres centres”.

LES STRUCTURES DE RÉINSERTION

vont permettre de réinsérer le cérébrolésé dans le milieu professionnel (voir pages UEROS et ESAT) ou dans le milieu social quand la réinsertion professionnelle s’avère impossible (voir pages UEROS, GEM et CAJ, Maisons Familiales) et que le retour dans la famille n’est pas réalisable dans de bonnes conditions ou suivant le choix du cérébrolésé lui-même.

Signalons l’utilité de la consultation “handicap et familles” pour cette réinsertion et les possibilités de ré-entrainement à la conduite quand celle-ci n’est pas contre-indiquée par des séquelles particulières.

LES STRUCTURES DE PLACEMENT

provisoires ou définitives sont parfois malheureusement indispensables quand les séquelles interdisent une autonomie même partielle:

Les FAM (ou foyers d’accueil médicalisé) pour les cas les moins sévères avec possibilité de placements de jour ou pour des périodes de repos pour la famille.

Les MAS (ou maisons médicalisées) pour les cas graves avec nécessité d’une surveillance médicale régulière.

Les structures EVC-EPR pour les sujets en état végétatif chronique (dits encore “d’éveil non répondant”) ou pauci-relationnel (ou MCS cad minimal consciens stade)

 

Ces différentes structures sont détaillées dans les pages suivantes….


À suivre :

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